BALISE DE COMMEMORATION DES SITES DE LA RESISTANCE DANS LES DEUX SEVRES

 

 SITE DE LA RÉSISTANCE

La Chabirandière ", commune de LARGEASSE

Terrain homologué Missions SAMUEL – HAROLD

Nuit du 3 au 4 août 1944 : Parachutage de 12 T d’armes et munitions

Message :" Le Bocage est en feu " 

 

Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, un important parachutage, qualifié de " Spécial Opération " par les services alliés, s’effectue sur la commune de LARGEASSE, sur l’initiative des Majors " SAMUEL " (Vienne) et " HAROLD " (Deux-Sèvres).

Le champ de réception dit " Bois du Rocher " appartient à M. Baptiste GAUTREAU, qui a donné son consentement au moment de l’homologation. L’opération figure sur les rapports alliés sous le nom du village le plus proche " la Chabirandière ".

Il est annoncé par la radio de LONDRES, après minuit. Vers 2 h 30, trois gros avions de transports larguent 12 tonnes d’armes, munitions, matériels et équipements, répartis dans 60 à 70 paquets et containers, que recueillent environ 90 personnes.

Le ramassage et le transport doivent, impérativement, être terminés au lever du jour. Aussi l’animation est grande sur le terrain. D’autant que quelques paquets se sont ouverts en touchant le sol et que plusieurs containers entraînés par le vent sont allés se perdre vers le " Petit Linot ".

Tout est provisoirement rassemblé pour un rapide inventaire, dans le petit champ, dissimulé en contrebas du terrain. Le second stade de l’opération à peine achevé, les moyens de transport sont appelés. Ce sont trois camions appartenant à Messieurs BERTON et VENDIER et quelques charrettes à bœufs, camouflés dans les parages. Leur rôle est d’acheminer cette manne vers les caches préparées avec minutie avant répartition aux Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

Le plus important lot est celui qui est déposé chez les époux GOBIN à " Fondetar ", un hameau de deux fermes très isolé, sur la commune de VERNOUX EN GATINE. Là, c’est une " huche " à betteraves (silo enterré) qui reçoit 8 tonnes d’armes, vite recouverte de terre et de débris végétaux.

Avant d’arriver à cette destination, le camion de M. BERTON s’arrête, victime d’une avarie de moteur. Les efforts du chauffeur demeurent vains, pour la remise en route. L’inquiétude commence à se manifester parmi le personnel quand apparaît un cycliste, Pierre MANSON, résistant bien connu du groupe, qui aide au dépannage. Sa mission était, précisément, de guider le chauffeur vers " Fondetar ", lequel n’avait qu’une vague idée, sur la situation du lieu.

Les époux GOBIN, dépositaires de cet arsenal de 8 tonnes, ont accepté cette mission à la demande de Mme SAUNIER, agent de liaison de PILLET, responsable de la résistance à SECONDIGNY, dépendant du Capitaine EHRARTH et du Commandant FTP PEARON, de PARTHENAY.

 

Les autres lots d’armes et équipements, d’importance variable, sont cachés à :

 

Quelques-uns uns des participants, non cités ci-dessus :

- AIMANT Thierry - AYRAULT Yves

- BARBA - BINEAU Célestin

- BIR René - BLIN M.

- BOCHE Moïse - BOURDIN Paul

- CHARLES Maurice - DADILLON

- DERAY André - FORTIN Emile

- GALLARD - GENEST Marcel

- MARCHOUX René - MARTIN

- MAURY - MEMENTEAU

- MICHONNEAU Arthur - PELMONT Claude

- PÉTRIANI Roger - PIGEAU Abel

- POUSSARD - THIBAUDEAU Abel

- TISNE VERSAILLES - TOURAINE Jean

 

 

 

Sources d’informations :

- C.R. : Communication des Résistants & familles

  

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