Natzweiller-Struthof

 (France)

camp de concentration

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Date de mise en service 

1er mai 1941 : 
(création du Kommando de Dora dépendant du KL Buchenwald)

Fin du camp

Début septembre 1944 : début de l’évacuation.

10-21 septembre 1944 : une partie du KL est transformée en camp de regroupement des miliciens.

22 septembre 1944 : évacuation de Natzweiler sur des camps et Kommandos d’Allemagne du Sud ; l’administration du camp s’installe en novembre 1944 à Binau am Neckar et en avril 1945 l’ensemble des prisonniers sont transférés sous l’autorité de Dachau.

23 novembre 1944 : arrivée des Américains sur le site intact de Natzweiler.

 

Total des détenus passés par ce camp :
 (non immatriculés non inclus)
  46 000
Nombre de décès concentrationnaires :
 
 au moins  22 000
Nombre de décès dus à la sélection à l'entrée :
 (non immatriculés)
  
Activités économiques :

Le site du KL a été choisi pour la présence d’une carrière de granit ; il comprend aussi un atelier de fabrication de pièces pour Junkers.

Ses Kommandos extérieurs fournissent de la main-d’œuvre pour les usines d’Alsace et du Sud-Ouest de l’Allemagne : Daimler-Benz Motoren GmbH ; construction de routes, d’aérodromes, de galeries de mines, etc.

 

Unités subordonnées au camp :

 

 42 kommandos extérieurs et 7 sous-kommandos.

Observations Perdu dans la forêt d'alsace, mais dominant la vallée, face au Nord, à plus de 800 mètres d'altitude. Natzweiller fut le seul K.L. implanté dans une portion annexée du territoire français. On le désigne souvent comme le " camp de Struthof ".

A Natzweiller furent détenue les victimes de la procédure N.N. ( Nacht und Nebel ). Dès la construction des premières baraques, les déportés de toutes les nationalités affluèrent. Les premiers convois N.N., dont 168 Français, arrivèrent au début de juillet 1943.

Ce camp était conçu pour recevoir 1500 détenus. Lorsque le camp fut évacué, au début de septembre 1944, ce nombre atteignait près de 7000.

On a beaucoup parlé de Struthof à propos des expériences pseudo médicales pratiquées soit au camp, au Revier, dans la chambre à gaz, dans la chambre de dissection, soit à la Faculté de Médecine de Strasbourg. L'ex-commandant du camp, Kramer, arrêté par les Anglais à Bergen-Belsen, devait, avant d'être pendu, reconnaître qu'il avait participé aux travaux de ces monstrueux savants en leur fournissant des déportés préalablement gazés.

Les libérateurs entrent dans le camp abandonné par ces derniers gardiens le 23 novembre 1944.

 
Lien internet officiel du mémorial