Marie-Jo Chombart de Lauwe :

        

1/. Ses actions résistantes et sa déportation

 

· Née en 1923, Marie-Jo Chombart de Lauwe, résidant sur l’île de Bréhat, intègre un réseau d’évasion et de renseignements (l’île de Bréhat devient un point de départ pour le Royaume-Uni). A partir d’octobre 1941 elle est chargée de ramener des plans côtiers à Rennes, où elle étudie la médecine.

 

· Arrêtée le 22 mai 1942 à Rennes, transférée à la prison d’Angers, puis à la prison de la Santé et enfin à Fresnes, elle est déportée, à la fin juillet 1943, dans le camp de Ravensbrück puis dans celui de Mauthausen. Comme les autres membres du réseau, elle est inscrite sous le sigle N.N (Nuit et Brouillard).

 

· Dès son arrivée à Ravensbrück, les nazis la conduisent à la chambre des enfants (kinderzimmer) où elle doit soigner les enfants. Les enfants ne vivent pas plus de trois mois dans ce lieu.

Une grande et indéfectible amitié va lier ces femmes rescapées : Marie-Jo Chombart de Lauwe, Claude Vaillant Couturier, Geneviève de Gaulle, Germaine Tillon…

 

En mars 1945, elle est transférée à Mauthausen avec sa mère pour être gazées. Elles échappent à la sélection.

 

· La Croix Rouge les libère le 22 avril 1945, elles sont rapatriées en Suisse puis à Annecy. Elles sont de retour chez elles le 08 mai 1945.

 

2/. Le retour

 

· A épousé Paul Henri Chombart de Lauwe (ethnologue au musée de l’Homme)

· Etudie alors l’ethnologie et la psychosociologie

 

3/. Ses engagements

 

· Directeur de recherche honoraire au CNRS

· Membre du Comité Central de la Ligue des Droits de l’Homme

         Présidente de la Commission des Droits des Enfants à la Ligue des Droits de l'Homme

· Membre de la présidence de la FNDIRP (Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes)

· Co-présidente de l’Amicale des déportées de Ravensbrück

· Présidente de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

         Grand officier de la Légion d’honneur

         Chevalier des Arts et des Lettres

 

4/. Ses publications

        

· M-J Chombart de Lauwe, Psychopathologie sociale de l’enfant inadapté, thèse de doctorat, Paris, 1960

· M-J Chombart de Lauwe, Toute une vie de résistance, Ed. Graphein/FNDIRP, 1998

 

 

Andrée Gros-Duruisseau :

 

1/. Ses actions résistantes et sa déportation

 

· Sous l’occupation, Andrée Duruisseau, née en 1925, vit chez ses parents au village des «Forêts», dans la commune de Bouëx (Charente), dans la zone occupée, à 3 kilomètres de la ligne de démarcation.

 

· Elle obtient un laissez-passer de la kommandantur de Sers et fait passer entre les deux zones du courrier caché dans son guidon de vélo ou dans ses vêtements, mais aussi des plans de la commune de Bouëx avec la situation d’hébergement des troupes d’occupations. Elle fait également passer des familles en zone non occupée.

 

· En 1943, elle et sa famille sont recrutées par le Bureau Central de Renseignements et d’Action (B.C.R.A.).

 

· Elle est arrêtée par la Gestapo le 15 mars 1944 et emprisonnée à Angoulême puis au fort de Romainville. Elle est déportée à Ravensbrück et travaille dans le kommando de Buchenwald de Schönefeld (Leipzig-Hasag) d’où elle est évacuée le 13 avril 1945. Elle rentre en Charente le 2 juin.

 

 

2/. Ses publications

        

· A. Gros-Duruisseau, Le Cahier, CDDP Charente, 2008.