Sur le chemin de l'Erythrée et la bataille de Cub-Cub
vue de Souakim
"...Le 23 janvier 1941, départ pour Sennar, petite ville à un barrage du Nil Blanc. Nous y restons quelques temps et partons le 3 février, pour Souakim, ancien port pour La Mecque, sur la Mer rouge, à 60 Kms au Nord..."
"...Le 17 février [1941], nous arrivons en première ligne et relevons un détachement anglais du « Sussex ». Nous sommes sur les bords d’un ouadi, dans une vallée entourée de montagnes. Ce coin s’appelle : Cam Coua. Les italiens sont à 4 kms devant, au sud.
Le 20, les deux compagnies attaquent l’ennemi de face ; il est retranché sur tous les pitons, et surveille les défilés où passe la route (il n’y en a qu’une seule).
…
La 9 (ma compagnie), la 11 B.C.L. se préparent et à 13 h. nous partons à travers la montagne pour effectuer un mouvement tournant. Il fait une chaleur torride et nous avons un bidon d’eau chacun. Nous attaquons la petite ville de Cub-Cub et il faudra prendre ce patelin si bous ne voulons pas crever de soif..."
Cub-Cub ville d'Erythrée aux mains des italiens.
Lieu de la première victoire des Forces Françaises libres. Les combats se déroulent du 20 février au 23 février 1941. C'est à cette occasion que Marcel Vincent prouve sa valeur, il est même blessé.
Le 23, à 14 h., les Anglais qui devaient nous aider avec leur artillerie et leurs blindés arrivent enfin. Le général nous félicite, et moi je quitte les copains avec beaucoup de regrets. Il vont continuer sur Kéren, puis Kéren pris, sur Asmara et Massaoua où je les retrouverai.
Une ambulance anglaise m’emmène avec quelques autres amochés. Premiers pansements dans une ambulance anglaise près de Cam coua, thé au lait. Puis je repars vers le nord.