| Marcellin Hodeir, Responsable de la photothèque du S.H.A.A.
A posteriori, les responsables de laéronautique militaire et maritime se plaisent à énoncer les énormes disparités de moyens qui ont touché cette arme entre le début du conflit et la signature de lArmistice. Lun deux, Jacques Louis Dumesnil, écrivait en 1919 : " Une centaine davions formant 23 escadrilles, 15 dirigeables, 200 pilotes, pas darmes de bord, des moteurs de 50 à 100 chevaux , cest avec cela que nous avons mobilisé le 2 août 1914 Pour mesurer lampleur des résultats obtenus après cinquante deux mois de labeur dans le combat aucun commentaire naurait éloquence des chiffres. Voici quels effectifs avait atteint lAéronautique française en novembre 1918 : le nombre total des avions en service sur les différents fronts était de 7 620 dont 4 398 dans les escadrilles et les parcs, et 3 222 en réserve En ce qui concerne le personnel, les effectifs de lAéronautique, qui nétaient que de 4 000 hommes environ au moment de la mobilisation, étaient passés à près de 150 000 hommes en service actif, dont 12 000 pilotes et 4 000 observateurs ou bombardiers au moment de lArmistice "1 Dix années auparavant, lhomme savait à peine voler. Certes, ce rêve le hantait depuis des siècles mais il a fallu la Première Guerre mondiale pour accélérer un processus alors balbutiant et impliquer directement plusieurs dizaines de milliers dindividus pour créer une arme qui nexistait pas. La grande majorité de ces soldats, de leurs propres aveux, navaient jamais osé imaginer, avant août 1914, quils monteraient dans un " aéroplane " ou quils seraient impliqués dans lorganisation chargée de les mettre en uvre. Mais qui sont ces hommes, personnel navigant et personnel sédentaire, que la foule de larrière baptisa promptement " aviateurs " ?
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MARCHIS (dir) : 1914-1918 : lAéronautique pendant la guerre mondiale,
Paris : Maurice Brunoff, 1919, p. 01 ; |
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