Laviation ou la découverte dune arme de combat |
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| Des trois composantes de laéronautique militaire, ce fut laviation qui subit le plus de transformation. En août 1914, leffectif de laviation française comprenait 24 escadrilles soit 140 appareils pour atteindre 288 escadrilles soit 11836 appareils au moment de lArmistice.
Au début du conflit, les tâches
de laviation se limitaient à la reconnaissance et à
lobservation. Cependant les résultats obtenus au cours des premières semaines de conflit impressionnèrent létat major français.
En effet, le 2 septembre 1914 des informations permirent au haut commandement de redresser la situation de la Marne. Ou encore, le 5 octobre 1914, le pilote Frantz et le mécanicien mitrailleur Quenault attaquèrent et abattirent un aéroplane allemand, démontrant ainsi la possibilité du combat aérien. Le général Joffre, par une note du 10 novembre 1914 définit et établit les grands axes du développement de laviation. " Laviation nest pas seulement, comme on avait pu le supposer autrefois, un instrument de reconnaissance. Elle sest rendue, sinon indispensable, du moins extrêmement utile pour le réglage de lartillerie. Elle a montré, en outre, que par le lancement de projectiles puissants elle était en mesure dagir comme une offensive soit pour des missions éloignées, soit en liaison avec les autres troupes. Enfin elle a encore le devoir de pourchasser et de détruire les avions ennemis ... ". De plus il préconisa la spécialisation des escadrilles qui devaient être capables dassumer trois types de missions :
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