titre.GIF (9485 octets)

Première étape du développement d’une vocation offensive:
le bombardement


 

Dès novembre 1914, le bombardement fut la première des spécialités offensives à être mise en place.

Le groupe de bombardement N°1, composé de trois escadrilles, fut créé et trois autres groupes constitués dans les semaines suivantes. La majorité des escadrilles de bombardement fut équipée d’avions Voisin. Mais tout restait à inventer en matière de bombardement.


Jusqu’en juin 1915, aucune tactique de bombardement ne fut envisagée. Les appareils se rendaient individuellement sur l’objectif et larguaient les projectiles emportés. Leur mission était d’affaiblir l’industrie d’armement et l’outil industriel de l’adversaire.

A partir de mai 1918, des opérations collectives furent menées. Cependant le renforcement des défenses anti-aériennes et les attaques des avions de chasse causèrent des pertes de plus en plus sensibles.

Ainsi, à partir de l’automne 1915, l’aviation de bombardement fut contrainte aux opérations de nuit. Le faible tonnage emporté remit également en cause son utilité.

Néanmoins les bombardements se poursuivirent tout au long du conflit, certes sur de nouveaux objectifs tels que les centres de communication, les dépôts de munitions ou les gares.

Bréguet XIV B2, appareil qui permit la reprise des bombardements de jour et l'intervention directe sur le champ de bataille 1917-1918

(droits réservés S.H.A.A.)

De même, l’aviation de bombardement participa aux grandes batailles de 1916 et 1917 (Verdun, Somme, Champagne) avec des résultats non négligeables.

 

[précédent][retour][suite]