titree.GIF (7120 octets)

5. Travaux les plus récents


 

Les travaux les plus récents changèrent radicalement l'image de Guynemer : redevenu homme, aviateur et combattant, qui resta cependant un des as les plus marquants de la Grande Guerre.

La fascination qu'il exerce toujours sur les historiens montre que le mythe est loin d'être épuisé.

 

Jules Roy dans L’ange de la mort, en 1986, tenta de retrouver le vrai héros et surtout l’homme. " Guynemer, écrivit-il, classique dans la lignée des héros, est un personnage discret, modeste, presque diaphane, plutôt silencieux et énigmatique, quelqu’un qui s’est rarement confié, de qui la voix n’a jamais été enregistrée et qui n’écrivait d’ordinaire que des banalités. On lui attribue des paroles historiques redondantes, il n’y a pas de héros mieux enseveli sous les bonnes intentions et les poncifs. Un énorme amas de pieuses banalités, d’admiration de gens sérieux, de pensées bien-pensantes, de traditions et de vertus le recouvrait et l’étouffait. C’est peut être ce qui m’a d’abord irrité. On peut devenir héros quand les hommes ont besoin d’images d’Epinal, mais on ne reste pas dans les mémoires si on n’est que ça. Je sentais qu’il me fallait décaper cette épaisse croûte de conformisme pour voir ce qu’il y avait dessous et laisser le dieu respirer, et tout de suite je fus conquis : l’homme Guynemer n’était pas du tout comme on le montrait ; Quant à l’ange, quant au dieu, s’il dépassait de beaucoup de stèles, les monuments, les autels et les panthéons, il me parut entouré d’ombre, déclassé et un peu oublié dans la mémoire des jeunes générations. L’envie de le ressusciter s’empara de moi. ".


[précédent][retour][suite]