Geroges Guynemer un mythe, une histoire

Guynemer tel qu’en lui même : La personnalité de l’As à travers sa correspondance


1/ Guynemer au travers de sa correspondance familiale et amicale

 

Dans sa correspondance familiale et amicale, on constate que Georges Guynemer eut une profonde affection pour ses parents et ses sœurs aînées (Yvonne et Odette) Georges Guynemer et ses soeurs. De plus, il est profondément attaché à sa ville et sa maison de Compiègne que le jeune pilote s'amusait fréquemment à survoler.

 

G. Guynemer et ses deux soeurs à Lucs-sur-mer

(droits photographiques S.H.A.A.)

Paul Guynemer, père de l'aviateur

 

 

 

Paul Guynemer, père de l'aviateur
(droits photographiques S.H.A.A.)

Au sein de son escadrille, le jeune aviateur fut rapidement protégé par le populaire adjudant Védrines, l’as des missions spéciales. En effet, Védrines alors âgé de 33 ans prit le " gosse " Guynemer , alors âgé de 20 ans, en amitié.   " Védrines, écrit Guynemer, me donne d’excellents conseils ; il m’a recommandé à ses mécanos qui sont de vrais types de parisiens débrouillards, inventifs et bons vivants ; il part pendant 2 jours et leur à demander d’aider les miens ( qui sont très bons aussi)."

A ses débuts à l’école de Pau, on remarque Jules Védrinesau travers de sa correspondance que le jeune aviateur n’était pas très sûr de lui. Cependant il resta toujours confiant en ses capacités et sa santé, par exemple il écrivit à son père " je crois que ça ira ".

Guynemer reçut son baptême du feu le 15 Juin 1915, date qui marqua le début de trente mois de combat. Période au cours de laquelle il connut de nombreuses victoires mais également quelques blessures.

Jules Védrines (1881-1919)
(droits photographiques S.H.A.A.)

Sa première victoire, acquise le 19 juillet 1915 sur un Morane Saulnier parasol, il la décrivit en détail à son ami Fréville. Dans cette lettre Guynemer resta très modeste, par exemple il ne fit jamais allusion au triomphe que Guynemer et Guerder, son artilleur mécanicien, reçurent à leur au retour.

Sa première blessure eut lieu lors d’un combat dans l’Aisne le 13 mars 1916, immobilisant au sol le pilote jusqu’en mai.


Le principal souci de Guynemer concernait toujours l’homologation de ses victoires. Lorsqu’il partait au combat il cherchait à améliorer son tableau de chasse tel un sportif cherchant à améliorer ses performances.

De même Guynemer attachait une grande valeur aux décorations, les récompenses revêtaient une réelle importance. Pour Guynemer une récompense permettait de se faire connaître à son juste mérite. Il ne nourrissait aucune ambition personnelle, ne recherchait absolument pas la célébrité. Au contraire, face à sa popularité médiatique, il semblait plutôt embarrassé voire agacé.


Da sa vie privée Guynemer, au physique frêle de 1,73 mètres, fut lui aussi, comme beaucoup de jeunes pilotes de son âge, emporté par le tourbillon de la " vie parisienne ", étourdi de plaisirs et de succès féminins. Bernard Marck décrivit Guynemer comme " un homme de chair, attachant, charmeur et espiègle, avec ses rires, ses faiblesses, ses farces, son extrême sensibilité et sa joie de vivre ".


[précédent][retour][suite]