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Guynemer tel qu’en lui même : La personnalité de l’As à travers sa correspondance


2/ sa correspondance technique

Le 27 août 1916, Guynemer reçut son premier Spad VII équipé d’un moteur Hispano-Suiza. Dès le lendemain, l’as écrivit à l’ingénieur Louis Béchereau, une lettre vantant les merveilles de ce nouvel avion. Guynemer eut d’ailleurs une correspondance technique très abondante avec Louis Béchereau. Guynemer désigna Béchereau comme " l’as des constructeurs ". Béchereau fut ensuite remplacé par André Herbemont avec qui Guynemer aura peu de correspondance...

 

Ce fut de cette précieuse collaboration entre Guynemer et les ingénieurs de Spad que naquit en janvier 1917 " l’avion magique " le Spad XII. Georges Guynemer écrivit à son père " Je passe mes journées chez Spad ".

Georges Guynemer, portrait officiel de 1916
(droits photographiques S.H.A.A.)

 

Il passa beaucoup de temps aux ateliers de fabrications ce qui permit également à l’As de parfaitement maîtriser son avion pouvant ainsi se permettre de dangereuses prouesses en vol.

Ce travail fut facilité par l’assiduité et les connaissances de Guynemer qui cherchait toujours à améliorer son avion et son armement. Il apparaît très compétent sur le plan technique et connaît chaque partie de son appareil, chaque pièce de sa mitrailleuse. Connaissance accrue grâce à sa formation scientifique, Guynemer ne voulut-il pas entrer à polytechnique ? et ses débuts comme élève mécanicien.


De plus l’as fut tout à fait conscient du rôle déterminant de l’armement dans l’issue de la guerre.

Le 23 janvier 1917, l’as parle d’une tactique de chasse qu’il utilise couramment : l’intimidation, qui consistait à se placer à trois mètres sous le stabilo de l’adversaire pour l’affoler. Cette tactique de plonger et de redresser sous la queue de l’adversaire fut un classique de Guynemer qui lui permit de bluffer en cas d’enrayage.

Guynemer dans son vieux Charles
(droits photographiques S.H.A.A.)

 

 


En conclusion plusieurs aspects contradictoires se dégagent de cette personnalité :

Guynemer fut à la fois un pilote sans pitié pour l’adversaire mais un homme très affectueux avec ses soeurs, comme il fut un combattant ne cherchant pas à être un personnage public mais aimant la gloire et les décorations.

 


Véronique Curmer. Extrait du catalogue de l'exposition Guynemer " Un mythe, une Histoire " , publié par le service historique de l'armée de l'air en 1997.


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