Vers laction de masse |
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| Laviation, renforcée en nombre, fut dès lors engagée dans des offensives à objectifs limités. Dotée dappareils sûrs et puissants ( Spad XIII ou Breguet XIV), elle franchit, sous les ordres du général Duval, la dernière étape qui la mit en adéquation avec la stratégie offensive de Foch et Pétain. Le but du général Duval fut de créer, à côté de laviation dobservation et de protection une force de combat. Son but est déliminer laviation adverse dun secteur donné. Elle devait être alors capable de se déplacer et dintervenir rapidement.
- En février 1918, on forma des escadres cest-à-dire un rassemblement de 3 groupes de 4 escadrilles de chasse pour le combat, et 3 groupes de 3 escadrilles pour le bombardement. - De plus, en mars 1918 des groupements, amalgame dune escadre de combat et dune escadre de bombardement, furent également organisés. - Le 14 mai 1918, la Division aérienne, rassemblement de groupements totalisant plus de 1 000 appareils, fut mise en place.
Elle intervint, avec des forces variant de 500 à 1 000 appareils lors de tous les assauts menés jusqu'à lArmistice. De mai à novembre 1918, les escadrilles de la Division aérienne abattirent 637 avions ennemis et 125 ballons dobservations. Elles larguèrent également plus de 1360 tonnes de bombes.
Les appareils avaient été produits massivement. Grâce à la standardisation des modèles, la production était passée de 541 exemplaires en 1914 à 24 652 en 1918 pour un total de 48 426 avions construits. 264 prototypes avaient été étudiés et les performances des appareils sétaient considérablement accrues passant des 80 km/h des Voisin de 1914 à 180 km/h pour le Breguet XIV et à 220 km/h pour le Spad XIII. Ceux-ci étaient capables datteindre, avec des vitesses ascensionnelles multipliées par cinq, des hauteurs de 7 000 m contre 1000 m de leurs prédécesseurs.
16825 pilotes et 2 000 observateurs furent formés au cours des quatre années du conflit, aboutissant ainsi à lapparition du nouveau type de combattant : laviateur. Les missions aériennes quotidiennes exigeaient une énergie peu commune. Car sans abri contre les intempéries et le froid, les vols étaient physiquement très éprouvants. La moitié des navigants périt en mission ou en formation.
Cest également le monde du journalisme qui forgea le titre d " As " par les mentions des communiqués officiels de victoire avec le nom du pilote. Certains noms revenant de façon régulière, le public employa le terme das pour désigner les pilotes de qualité. Ce titre fut alors donné aux pilotes ayant remportés 5 victoires officiellement homologuées.
De son côté la hiérarchie militaire tira de ce phénomène un argument de propagande. Mais la célébration de ces succès individuels semblait incompatible avec lévolution de la guerre aérienne qui avait transformé las solitaire en chef de patrouille. Enfin les bombardiers et les observateurs, malgré un nombre considérable de missions effectuées, ne virent jamais leur nom inscrit au communiqué et neurent droit quau titre " das de linitiale ". |
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