Naissance du mythe


 

Si Guynemer appartint au panthéon de l’histoire, ce fut grâce aux témoignages de ces contemporains. Védrines parla de Guynemer comme d’un héros. Le général Antoine parla de lui comme d’un " chevalier de l’air, sans peur et sans reproche ".

Également mythe de son vivant, Georges Guynemer fut choisi  le 13 mai 1916 pour être le premier drapeau de l’aviation, lorsque celui-ci fut présenté sur le terrain d'aviation de Dijon.

 

 

 

 

Le 13 mai 1916, Georges Guynemer porte le drapeau de l'aviation
(droits photgaphiques S.H.A.A.)

Après sa disparition Georges Guynemer est très vite devenu un héros notamment dans les manuels d’histoire de la troisième République. Guynemer fut présenté comme un saint.

Ces références religieuses, empreintes d’un souffle mystique, démontrent que Guynemer devient non seulement le symbole d’une aviation victorieuse mais aussi le prolongateur d’un type d’homme, l’incarnation moderne des plus beaux mythes de l’antiquité. Il ne restait plus qu’à figer ce mythe.

Un premier pas en ce sens fut effectué le 19 octobre 1917, lorsque les députés-aviateurs proposèrent que le nom de Guynemer fut inscrit au Panthéon.

Le " mythe Guynemer " ne cessa de croître dans l’entre-deux-guerres. Il importe alors de montrer la force morale de Guynemer, sa foi chrétienne et sa volonté de faire don de soi à un idéal, c'est à dire à la France.

Un livre mythique, Le chevalier de l’air, vie héroïque de Guynemer, codifia les rites et le cérémonial de ce nouvel ordre de chevalerie que fut l’aviation militaire.

Benito, allégorie de Guynemer in Dans le ciel de Paris 1918
(droits photographiques S.H.A.A.)


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