Quelques extraits de l'exposition :
La Révolution nationale
| La
Révolution nationale, programme politique officiel de l'Etat français,
condamne le libéralisme, l'égalitarisme et l'individualisme, et se
consacre une France fondée sur des entités "organiques" : la
famille, le corps de métier, le terroir.
Les traditionalistes forment, en 1940, l'essentiel de l'entourage de Pétain. Ils inspirent la création des Chantiers de la jeunesse et de la Légion française des combattants, organisations de masse qui serviront de relais à la Révolution nationale. |
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La ligne de démarcation
| La
ligne de démarcation coupe en deux treize départements, et les Allemands
lui donnent progressivement le caractère d'une limite administrative,
économique et politique. En août 1940 est instauré un régime draconien
de laissez-passer, dont sont exclus les "indésirables", en
particulier les juifs.
Des filières sont constituées pour permettre le passage des clandestins, qui a souvent lieu dans des conditions dramatiques. |
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Les avis d'exécutions
| Les
premiers avis nominatifs d'exécution concernent essentiellement des actes
de "sabotage" souvent individuels, ainsi que la répression des
embryons de réseaux constitués autour de la recherche et la collecte de
renseignements, de la fabrication de faux papiers, des filières
d'évasion.
Ils visent également à dissuader les altercations entre Français et occupants, nombreuses en 1940. |
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La guerre des affiches
| Le
20juin 1940, les autorités d'occupation décrètent que tout acte de
violence ou de sabotage sera puni des peines les plus sévères.
La destruction des affiches est comprise dans le sabotage... Au début de juillet 1940, en zone occupée, des placards apposés près des affiches allemandes annoncent que l'"altération de la présente affiche sera considérée comme acte de sabotage". C'est le signe que l'"altération a débuté sur une large échelle, le plus souvent de manière spontanée. |
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La collaboration
| La
propagande antibritannique menée par les services allemands connaît une
constante diffusion durant toute la période de l'Occupation.
Lancée dès juin 1940 par voie de tract pour dénoncer la prétendue "trahison" des Anglais à Dunkerque, elle se déchaîne à partir de septembre 1940, alors que seule la Grande-Bretagne demeure en guerre contre l'Allemagne : une campagne d'affiches signées Matejko ou SPK est éditée dans plusieurs langues et diffusée par la Propaganda Abteilung dans les pays occupés. |
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La milice
| L'armée d'armistice dissoute depuis novembre 1942, Pierre Laval veut disposer d'une force sûre et capable de lutter contre la Résistance. La milice est créée le 31 janvier 1943 et placée sous les ordres de Joseph Darnand, chef du Service d'ordre légionnaire (SOL). Autour du noyau initial du SOL, c'est à dire la frange ultra de la Légion des combattants de Vichy, la Milice rallie également des militants des partis collaborationnistes. Les Allemands, en effet, incitent leurs auxiliaires à intégrer la nouvelle organisation, qu'ils autorisent en zone Nord à partir de décembre 1943. | ![]() |
A la veille du débarquement
| A partir
de l'été 1943, les services allemands et le ministère de l'Information
de Vichy mènent en totale collaboration une série de campagnes
prophétisant le chaos et la barbarie en cas de défaite nazie.
Les Français connaissent alors les pires restrictions depuis le début du conflit et vivent dans l'inquiétude croissante des bombardements et de la guerre sur leur sol. Ils sont partagés entre la crainte et l'espoir. La propagande tente d'exacerber ce climat d'incertitude. |
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