Giraud (Henri-Honoré) (1879 – 1949)

Officier saint-cyrien, Giraud se distingue pendant la première guerre mondiale en prenant d’assaut le fort de Malmaison en 1917. Il poursuit ensuite une carrière d’officier au Maroc où il gravit tous les échelons pour devenir en 1936 général de corps d’armée, commandant la VI région militaire de Metz avec le colonel de Gaulle sous ses ordres. Fait prisonnier le 19 mai 1940, il s’évade de la forteresse de Königstein le 17 avril 1942 et arrive à Vichy le 22 malgré la forte mise à prix promise pour sa capture. Refusant de se constituer prisonnier comme lui demande l’ambassadeur d’Allemagne Otto Abetz et le Président du Conseil Pierre Laval, il signe néanmoins une déclaration de loyalisme au maréchal Pétain. Il entre ensuite en relations avec les Américains qui préparent un débarquement en Afrique du Nord et recherchent le soutien des autorités françaises.

Désavoué par le gouvernement de Vichy qui le déchoit de la nationalité française, il engage des opérations militaires en Tunisie puis succède à Darlan, assassiné le 25 décembre 1942, avec le titre de commandant en chef civil et militaire. Il se heurte alors au général de Gaulle avec lequel il forme et préside le Comité français de libération nationale. Dépourvu de sens politique, il est progressivement écarté des responsabilités par son rival qui le cantonne dans des tâches militaires avant de mettre fin à ses fonctions de commandant en chef le 4 avril 1944. Refusant une charge honorifique, il est élu en 1946 député de la Moselle et exerce jusqu’à sa mort les fonctions de vice-président du Conseil supérieur de la guerre.