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Alors que ses amis
airvaudais sont plutôt pacifistes et certains camarades du lycée
gagnés aux idée antiparlementaires du colonel de la Rocque, il a
quant à lui la fibre antifasciste. Il suit en effet avec intérêt
les évènements internationaux et s’est indigné des Accords de
Munich. Le 1er septembre, il hisse le drapeau tricolore
à la façade de la maison tricolore.
Révolté par la défaite
militaire, il espère jusqu’au dernier jour que l’armée
française résiste sur la Loire, à l’instar des cadets de
Saumur. Le 12 juin, à l’approche de l’armée allemande, le
lycée ferme ses portes mais ses parents décident de rester à
Tours pour obéir aux ordres.
Rentré à Airvault en
vélo chez ses grands parents, il est bouleversé par l’annonce de
l’armistice entendu à la radio. Il ne comprend pas qu’on puisse
traiter avec Hitler, un bandit qui avait renié sa parole plus de
dix fois. Le 21 juin, il entend Churchill souhaiter courage aux
Français et leur annoncer que l’Angleterre ne se rendrait jamais.
Apercevant un motard allemand dans les rues d’Airvault, il prend
la résolution de rejoindre le seul pays à poursuivre la guerre.
Refusant d’être un " esclave ", Il veut un
fusil pour libérer son pays, prêt à vendre chèrement sa peau.
Il gagne La Rochelle en
vélo et se fait embarquer par un thonier polonais qui le dépose à
Cardiff après six jours de navigation. Ne parlant pas l’anglais,
et jugé suspect par les autorités britanniques, il est emprisonné
pendant huit jours avant d’être conduit à Londres parmi les
soldats français du général Bethouart, réfugiés en Angleterre
après avoir pris Narvick en Norvège. Il entend alors parler d’un
général De Gaulle qui invite tous les volontaires à se joindre à
lui.
Il a dix-sept ans et doit
falsifier ses papiers pour être incorporé parmi les premières
forces françaises libres qui ne comptent que 2900 hommes en juillet
1940. Il défile à Londres le 14 juillet et poursuit son
instruction militaire en défendant l’Angleterre contre les
parachutistes allemands. Habile en mécanique, il devient
instructeur motocycliste.
Revue d’effectif par de Gaulle en Egypte.
Octobre 1942 |
L’invasion nazie sur l’Angleterre
s’éloignant, il part en Afrique avec la 1ère Division française
libre (voir
la carte de l'itinéraire de cette division) et participe à la formation des troupes coloniales à
Brazzaville, là où, le 27 octobre, le général De Gaulle crée le
Conseil de défense de l’Empire. Il participe à la campagne de
Syrie où il affronte " l’armée vichyste ".
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De janvier 1942 à mai
1943, il est brigadier dans un régiment d’auto-mitrailleuses en
Egypte, en Libye et en Tunisie. En juin 1943, il est nommé officier
et apprend à piloter des avions d’observation. Il suit son
régiment d’artillerie en Italie et participe au débarquement en
Provence. Après un passage à Airvault pour saluer sa famille qu’il
n’a pas revue depuis juin 1940, il libère le territoire français
jusqu’au Rhin avant d’être démobilisé le 30 juin 1945.
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en tenue de pilote devant
son avion en Provence. Août 1944 |
A titre d'exemple, un échange de courrier
entre Henri Écochard et sa famille (durée 6 mois) |