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Les Alliés, la France libre et la Résistance intérieure font du « combat symbolique » une priorité. Malgré ses moyens limités, la Résistance sait imposer ses symboles et répondre aux représentations et aux campagnes des nazis et de Vichy, fournissant constamment une information sur les évènements, et pratiquant une guérilla des signes. Ci-contre, Affiche de l’Institut des questions juives, organisme financé par la Gestapo, graffitée par la Résistance, 1941. |
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Au début de juillet 1940, en zone occupée des placards apposés près des affiches allemandes annoncent que « l’altération de la présente affiche sera considérée comme un acte de sabotage ». C’est le signe que l’altération a débuté sur une large échelle et de manière spontanée. Elle devient bientôt une des missions de la Résistance. Les affiches servent de support à des inscriptions généralement manuscrites, parfois reproduite qui répondent aux slogans de la propagande ou s’emploient à en détourner le sens ? La lacération symbolique par des V, des croix de lorraine ou des faucilles et des marteaux, est également systématique. Sur les avis d’exécutions, les mots « martyrs » ou « morts pour la France » sont régulièrement inscrits. Ci-contre, Affiche « Victoria » lacérée, 1941. |
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Affiche « Les Anglais ont bombardé les premiers la population civile », éditée par les services allemands, placardée sur un mur (à gauche), et détournée par la Résistance (à droite) qui a composé un bandeau « Nazis » dans une typographie militaire, 1943. |