La conjuration du 20 juillet 1944

 

cuber.gif (250 octets) Le point d’orgue final c’est l’attentat contre Hitler du 20 juillet 1944, on ne saisit pas toujours l’ampleur de l’opération, ce n’est pas qu’un attentat, c’était une opération très finement préparée avec des répercutions à Paris, puisque le commandant des forces d’occupation allemandes en France Karl Heinrich von Stülpnagel avait réussi avec son adjoint Bonburg Langfeld, le prédécesseur de Von Choltitz, à faire arrêter l’ensemble des forces de police allemande dans la nuit et avait réussi le coup comme à Prague. A Berlin l’opération reposait sur un noyautage de toute l’administration berlinoise, des forces armées en poste à Berlin et en concomitance avec l’attentat. Hitler constatant les dégâts au lendemain de l'attentatOr l’attentat a échoué Stauffenberg est revenu et à ce moment là tout était encore sauvable, mais il y a eu un certain nombre de désistement, d’affolement, et la panique.

 

Hitler constatant les dégâts au lendemain de l'attentat

crédits photographiques : droits réservés

 

 

Et dans la nuit les autorités militaires allemandes ont réagit violemment sur ordre d’Hitler , le général Beck qui était l’une de têtes pensantes avec Stauffenberg qui était un jeune officier qui est venu tardivement à l’anti-nazisme c’est lorsqu’il fut gravement blessé sur le front de Tunisie en 1943, qu’il a pris conscience de cette guerre atroce et que c’était la fin de l’Allemagne et il s’est investi pleinement dans cette opération. Dans la nuit le général Beck et Stauffenberg sont fusillés sur place au siège du quartier général de la Wermarcht, la Bendler Strasse où est maintenant le Gendenkstätte Deutscher Widerstand le Mémorial de la Résistance Allemande de Berlin. La Bendler Stasse a été renommée Stauffenberg Stasse.

Hitler rend visite au général Scherf blessé lors de l'attentat.

Hitler rend visite au général Scherf blessé lors de l'attentat.

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A l’issue de cette conjuration, on voit sur quoi reposait la conjuration, il y avait une déclaration de gouvernement qui avait été faite par Goerdeler, l’ancien maire Leipzig. (Nous vous présentons un extrait synthétique de cette déclaration pour son intégralité contactez Guillaume Guerder Animateur du Centre sur Email à animation@crrl.com.fr).

Donc un projet solide qui condamnait la dictature et voulait revenir à un état de droit. Tout le gouvernement était constitué mais c’est un échec et on voit des images du tribunal du peuple et le président du tribunal du peuple, le sinistre Freiler, qui a instruit l’affaire. On estime Freiler à l’origine de la condamnation à mort d’un peu plus de 5.000 opposants politiques. Après la conjuration contre Hitler du 20 juillet, c’est la peine collective qui est infligée non seulement aux auteurs mais aux familles, on sépare les enfants de leurs parents, on les débaptise, ce qui a posé d’énormes problèmes après la guerre.

 

Le nombre de condamnations et d’exécutions est estimé à 600 mais de juillet à février 1945, il y a eu des exécutions continuelles. On voit un endroit sinistre qui se trouve au nord-est de Berlin, non loin de l’aéroport de Tegel : Plötzensee. Sur la photo on voit ce lieu principal d’exécution à Berlin et on voit au fond des crochets. Rien que de voir cette salle, c’est tout à fait évocateur.

Les Allemands en ont fait un lieu de souvenir et dans la cour devant le pénitencier et le lieu d’exécution de Plötzensee, il y a une grande amphore avec la terre de tous les camps de concentration pendant ces 12 ans de nazisme.

 

Si finalement l’Allemagne a pu se reconstruire, il faut toujours rappeler que ces résistants qui ont su braver les interdits et vaincre le désespoir y sont largement pour quelque chose, et en disant cela je reprends la formule de Willy Brandt " tous ces hommes et toutes ces femmes montrent qu’il y a eu une autre Allemagne que celle du nazisme, même si elle a été minoritaire ".

 


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