Berlin, le mur de la honte > Ressources documentaires > Biographies
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Figure emblématique de la République de Weimar, il est chassé de Cologne, sa ville natale, par les Nazis. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il prend la tête de la CDU (Christlich Demokratische Union Deutschlands). Il préside, en 1948, le Conseil parlementaire chargé de rédiger la « Loi Fondamentale », texte fondateur de la République Fédérale d’Allemagne. Le 15 septembre 1949, Konrad Adenauer devient le premier chancelier de la RFA.
Il jette les bases de la nouvelle démocratie ouest-allemande et œuvre à son entrée dans le bloc occidental. La RFA, membre de l’Alliance atlantique dès 1949, entre dans l’OTAN en 1955.
Il œuvre à la réconciliation avec la France, étape essentielle dans la construction européenne. En 1951, le pays devient membre du Conseil de l’Europe et participe avec la France à la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) puis signe le traité de Rome créant la Communauté Économique Européenne (1957). La réconciliation avec la France passe par la signature, en 1963, du traité de l’Élysée qui scelle l’amitié franco-allemande.
Il renoue des liens avec Moscou et réussit à ce que les 10 000 derniers prisonniers de guerre allemands soient libérés. Adenauer refuse, lors de la seconde crise de Berlin (1958), la proposition de Khrouchtchev voulant créer un État panallemand.
Il ne réussit pas à empêcher la construction du
mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961 et démissionne
le 15 septembre 1963. |
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Willy Brandt - Herbert Ernst Karl Fhram (1913-1992)
Dès l’âge de 15 ans, il fréquente les cercles proches du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands). A l’arrivée au pouvoir d’Hitler en janvier 1933, il s’exile en Norvège puis, après l’occupation de ce pays par l’armée allemande, il se réfugie en Suède jusqu’à la fin de la guerre. Déchu de sa nationalité allemande, il prend pour pseudo Willy Brandt qu’il fait reconnaître comme nom légal.
De retour à Berlin en 1946, il rejoint les rangs du SPD. De 1957 à 1966 il est élu Bourgmestre de Berlin-Ouest. En 1966, il occupe la fonction de ministre des Affaires étrangères de la République Fédérale d’Allemagne.
Il est élu chancelier de la République Fédérale d’Allemagne en 1969. Fonction qu’il quitte sur démission en 1974. Pendant toute la durée de son mandat, Willy Brand à l’heure de la détente dans les relations Est/Ouest, œuvre à la mise sur pied de la formule « le changement par le rapprochement ». Dès 1969, il inaugure l’Ostpolitik qui vise à établir des liens avec les Allemands de l’Est. Au cœur de cette volonté demeure la réunification des deux États allemands. Dans le même temps, il se tourne vers l’URSS et la Pologne.
Le 12 août 1970, il signe à Moscou le traité germano-russe qui reconnaît les frontières issues de la Seconde Guerre mondiale. En décembre 1970, à Varsovie, il signe un second traité qui réaffirme l’inviolabilité de la ligne Oder-Neisse. Cette ouverture politique avec la République Démocratique Allemande permet une réouverture des liaisons téléphoniques entre les deux parties de la ville de Berlin qui étaient coupées depuis près de 20 ans. En 1972, la RFA reconnaît la RDA. La République Fédérale d’Allemagne et la République Démocratique Allemande entrent à l’ONU en 1973.
Willy Brandt est nommé prix Nobel de la paix en 1971 pour sa politique d’ouverture et de pacification des relations entre l’Ouest et l’Est.
En décembre 1990, il ouvre la première séance du
premier Bundestag de l’Allemagne réunifiée. Il n’a de cesse de
lutter pour que Berlin redevienne capitale. |
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Leonid Brejnev (1906 – 1982)
Grâce au
soutien de Nikita
Khrouchtchev, il est promu secrétaire du comité
central et membre suppléant du politburo en 1956. En
1957, il en devient membre de plein droit.
Victime d’une crise cardiaque, il décède le 10 novembre 1982.
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Né en Slovaquie, sa famille se sentant menacée émigre en URSS en 1925. Elle revient en Tchécoslovaquie en 1938. Il adhère au Parti communiste et entre dans la Résistance hongroise pendant la Seconde Guerre mondiale.
Nommé chef du parti communiste slovaque en 1963, il succède à Antonin Novotny à la tête du régime hongrois en 1968 et lance le printemps de Prague. Alexander Dubcek entend bâtir « un socialisme à visage humain » : le pluralisme politique est autorisé, la censure abolie, la libre circulation hors des frontières est instaurée, les prisonniers politiques sont libérés. Est même envisagé la création d’un État fédéral et la décentralisation du système économique et bureaucratique. La crainte d’une propagation dans le bloc de l’Est est forte de la part de Moscou et de la République Démocratique Allemande. Leonid Brejnev légitime l’intervention Soviétique en Tchécoslovaquie par la doctrine de « la souveraineté limitée des démocraties populaires ». Le 21 août 1968, 500 000 hommes et 7 000 chars occupent la Tchécoslovaquie. Après l’entrée des troupes du Pacte de Varsovie le 21 août 1968, Alexander Dubcek accepte « la normalisation » imposée par Moscou en ratifiant, le 26 août, les protocoles de Moscou qui mettent fin au Printemps de Prague. Leonid Brejnev réussit à imposer sa politique de « normalisation » (c’est à dire le retour sur l’alignement idéologique, politique, économique et policier du « grand frère » soviétique). Gustav Husak succède à Alexander Dubcek qui est exclu de parti communiste tchécoslovaque.
Figure emblématique du printemps de Prague, Alexander Dubcek
devient président de l’Assemblée nationale dans la
Tchécoslovaquie issue de la révolution de velours de novembre
1989. Il désigne Vaclav
Havel président intérimaire de la République le 29
décembre 1989 avant les élections parlementaires de juillet
1990. |
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Dès 1932, alors étudiant en droit, Mikhaïl Gorbatchev adhère au PCUS (Parti communiste de l’Union Soviétique). Promu à différentes fonctions à l’échelle locale puis régionale, il est élu membre du Comité central en 1971.
En mars 1985, il est propulsé au poste de Secrétaire général du PCUS. Il entreprend une vaste politique de réformes pour moderniser l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques : la Perestroïka. Pour rendre l’économie plus performante, il autorise la création d’entreprises privées dans la production artisanale, le commerce et les services ; il légalise les coopératives de production dans le secteur des biens de consommation et de restauration. Voulant moraliser le système politique, il institue la glasnost (transparence) : suppression de la censure pour favoriser l’accès à l’information, remise à la population de sa liberté de pensée et d’expression. Parallèlement s’engage un processus de réhabilitation des victimes de la terreur stalinienne et des dissidents persécutés. Les œuvres de Soljenitsyne comme l’Archipel du Goulag ou celles de Vladimir Nabokov sont enfin publiées. La réforme politique vise à instituer une petite dose de démocratie : il crée la fonction de Président de l’URSS qui sera élu par un Parlement élargi (le Congrès des députés du peuple) et issu d’élections en partie libres. Le principe de vote à bulletin secret et de candidatures multiples au Congrès des députés du peuple est adopté en 1988. Vis-à-vis des pays satellites, il dénonce la doctrine de « souveraineté limitée » instaurée par Leonid Brejnev (1964-1982). En 1988, il reconnaît aux démocraties populaires le droit de choisir leur régime et de recouvrer leur pleine souveraineté. En Hongrie, en Tchécoslovaquie et en Pologne le communisme s’effondre au cours de l’année 1989. La Hongrie inaugure le démantèlement du rideau de fer en mai 1989. Cette ouverture accélère « l’automne des peuples », la chute du Mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne.
En 1990, Mikhaïl Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix.
Se heurtant à de vives oppositions provoquant une grave crise
économique et politique, il est de plus en plus isolé. La
population et la nomenklatura l’abandonnent pour soutenir
Boris Eltsine. Ce dernier est élu président de la Fédération de
Russie le 12 juin 1991. A l’automne 1991, 8 des 15 républiques
formant l’URSS proclament leur indépendance. Mikhaïl Gorbatchev
est contraint de mettre fin à ses fonctions de président de
l’URSS le 25 décembre 1991. |
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Écrivain, dramaturge, philosophe, Vaclav Havel né à Prague en 1936 incarne la dissidence en Tchécoslovaquie. Le théâtre est son principal lieu d’expression.
Dès les années 1960, il critique la limitation des libertés individuelles et collectives imposée par le régime communiste tchèque. Pour autant, ses pièces bien que critique envers le pouvoir, peuvent être représentées. En 1968, il préside le Cercle des écrivains indépendants. Tout bascule avec le printemps de Prague. En janvier 1968, Antonin Novotny, premier secrétaire du Parti communiste tchèque, est contraint de céder sa place à Alexander Dubcek. De février à avril 1968, Alexander Dubcek n’aura de cesse de bâtir dans son pays « un socialisme à visage humain » (le pluralisme politique est autorisé, la censure abolie, la libre circulation hors des frontières est instaurée, les prisonniers politiques sont libérés). Pour de nombreux Tchèques, dont Vaclav Havel, cette nouvelle voie politique incarne un grand espoir. Par crainte d’une propagation à tout le bloc de l’Est, Leonid Brejnev inaugure le 3 juillet 1968, la « souveraineté limitée des démocraties populaires ». Il légitime ainsi l’occupation de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie. Le 21 août 1968, 500 000 hommes et 7 000 chars entrent dans le pays. Les Pragois mènent une Résistance non violente : ils tentent de faire barrage aux chars par leur corps, monte des barricades, défilent en brandissant le drapeau tchèque. Afin d’éviter un bain de sang, Alexander Dubcek ratifie les protocoles de Moscou le 26 août suivant, mettant fin au Printemps de Prague. La « normalisation » succède au Printemps de Prague. La répression s’abat sur le pays. L’occupation par les troupes du pacte de Varsovie est entérinée. Les représentants du printemps de Prague sont relevés de leurs fonctions.
Dès lors, les œuvres de Vaclav Havel sont interdites et ce, jusqu’en 1989. Contraint de quitter le théâtre, il décide de travailler comme ouvrier. C’est dans la clandestinité qu’il poursuit sa production littéraire et sa dissidence au régime. Interdites en Tchécoslovaquie, ses pièces connaissent un grand succès à l’étranger comme Audience ; Vernissage ; Pétition (1975-1976, publiés en 1980 en France). Les fondateurs, dont Vaclav Havel, du mouvement civique La charte 77 invitent le gouvernement à respecter les droits de l’homme conformément aux accords d’Helsinki signé par Moscou (1975). Il refuse la voie de la « normalisation » imposée par le régime de Gustav Husak à partir de 1969 (c’est à dire le retour sur l’alignement idéologique, politique, économique et policier du « grand frère » soviétique). Les signataires tentent de mobiliser l’opinion internationale. Le gouvernement tchécoslovaque refuse tout dialogue. Les membres de la charte 77 se réfugient dans la clandestinité pour poursuivre leur lutte. Ce mouvement ébranle les fondements du communisme tchécoslovaque et joue un rôle primordial dans la Révolution de velours de novembre 1989. Dans les années 1970 et 1980, Vaclav Havel est emprisonné à de nombreuses reprises pour actions subversives et délit d’opinion. La dernière fois, se sera pour avoir préparé et participé à la « semaine de Palach ». Jan Palach, étudiant âgé de 21 ans, s’immole sur la place Wenceslas à Prague le 16 janvier 1969 pour protester contre la répression du Printemps de Prague et la « normalisation » de la société tchécoslovaque.
En 1989, il fonde le Forum civique. Figure majeure de la Révolution de velours, Vaclav Havel obtient, par la force des manifestations sur la place Wenceslas à Prague et la grève générale, l’effondrement du communisme en Tchécoslovaquie en novembre 1989. Les événements se bousculent. En moins d’une semaine, un gouvernement où les communistes sont minoritaires est constitué.
Alexander Dubcek,
héros du Printemps de Prague, devenu président de l’Assemblée
nationale, le désigne comme président intérimaire de la
République le 29 décembre 1989 en attendant les élections
parlementaires. Elu démocratiquement en juillet 1990, il
démissionne en 1993 lors de la partition de la Tchécoslovaquie
en République Tchèque et Slovaquie. Réélu en 1993, il exerce la
fonction de président de la République jusqu’en 2003 au terme de
trois mandats. |
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Dès l’âge de 14 ans, il adhère aux Jeunesses communistes. Trois ans plus tard, il rejoint le KPD (Kommunistische Partei Deutschlands). Arrêté par la Gestapo en 1935, il retrouve la liberté à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Fondateur de la Jeunesse Libre allemande (Freie Deutsche Jugend – Organisation de jeunesse officielle), il participe dès sa libération à la fondation du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, parti au pouvoir en République Démocratique Allemande, né de la fusion en avril 1946 du KPD et du SPD) . Bras droit de Walter Ulbricht, il organise la construction du mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961. En 1971, lors de l’éviction de ce dernier au poste de premier secrétaire du parti, Erich Honecker lui succède. A partir de 1976, il cumule les fonctions de premier secrétaire du parti et de président du Conseil d’État jusqu’à sa démission le 17 octobre 1989.
Dans les années 1970, Erich Honecker est soucieux que la communauté internationale reconnaisse la RDA. Parallèlement, en République Fédérale d’Allemagne, Willy Brandt (chancelier de 1969 à 1974) développe l’Ostpolitik (politique d’ouverture à l’Est). La détente entre les deux pays aboutit à la signature de traités comme le traité fondamental où la RFA reconnaît l’existence de la RDA (1972). Cette reconnaissance mutuelle permet, en 1973, à la RDA et à la RFA d’entrer à l’ONU.
Erich Honecker étouffe systématiquement toute dissidence interne en s’appuyant sur la STASI (police secrète politique créée en 1950). Hautement impopulaire, refusant toute inflexion politique dans la conduite du pays et s’opposant aux profondes réformes prônées par Mikhaïl Gorbatchev (Perestroïka et Glasnost), il est contraint de démissionner en octobre 1989. Egon Krenz lui succède.
Réfugié en URSS, il est extradé en Allemagne en 1992 pour
être jugé devant répondre de meurtres pour avoir autoriser les
gardes-frontières à tirer sur ceux qui tentaient de franchir le
mur de Berlin. Il est relâché pour raisons de santé. Il s’exile
au Chili où il meurt en 1994. |
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Élevé à Boston dans une famille catholique, il participe à la Seconde Guerre mondiale dans la Marine. Il entre dans la politique au lendemain de la guerre en 1947, et est élu député démocrate puis sénateur du Massachusetts. Il gagne de justesse les élections présidentielles de 1959 face à Richard Nixon, devenant le premier président catholique et le plus jeune président des États-Unis. Sa politique « Nouvelle Frontière », pour lutter contre les injustices le rend populaire aux États-Unis.
Les débuts de son mandat, entre construction du mur de Berlin (13 août 1961) et crise de Cuba (octobre 1962) sont difficiles. En octobre 1962, il décide de mettre en place le blocus de Cuba pour contraindre Fidel Castro à démonter des rampes de lancement destinées à recevoir des missiles soviétiques susceptibles d’atteindre le sol américain. Pendant plusieurs jours, devant Cuba, se font face, navires américains et navires soviétiques, ayant les missiles à leur bord. Ces derniers font finalement demi-tour. Après cette peur d’un affrontement direct, J.F. Kennedy change de politique d’armement. Il rompt avec la politique de « représailles massives » d’Eisenhower pour privilégier la « riposte graduée », qui consiste à adapter sa réponse à la menace de l’adversaire. En août 1963, Nikita Khrouchtchev et J.F. Kennedy signent le traité de Moscou interdisant les essais nucléaires sous-marins et dans l’espace atmosphérique. La Détente entre les deux Grands passe aussi par une meilleure communication, facilitée par le « téléphone rouge » reliant Washington et Moscou. Kennedy pousse les États-Unis dans la guerre du Viêtnam en engageant davantage d’hommes et de moyens technico-financiers pour soutenir le gouvernement sud-vietnamien contre le nord Vietnam soutenu par les régimes communistes.
S’il n’intervient pas directement après la construction du mur de Berlin, le 13 août 1961, John Fitzgerald Kennedy se rend à Berlin le 26 juin 1963, pour témoigner de son soutien aux populations séparées par le Mur. Sa formule est restée célèbre : « Tous les hommes libres sont citoyens de Berlin et c’est pourquoi en tant qu’homme libre, je suis fier de pouvoir dire : Ich bin ein Berliner [je suis un Berlinois] ».
Quelques mois plus tard, Il meurt assassiné à Dallas le 22
novembre 1963 dans des circonstances toujours mystérieuses. Il
est remplacé par son vice-président Lyndon Johnson. |
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Entré au Parti Communiste en 1918, il est membre du Comité central du PCUS (Parti communiste de l’Union Soviétique) en 1934 et, à partir de 1938 premier secrétaire de la ville de Moscou. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, il est premier secrétaire du Parti en Ukraine.
En 1949, Staline le rappelle à Moscou et le nomme secrétaire du politburo. A la mort de ce dernier, en mars 1953, et après avoir éliminé tous ces adversaires, il devient Premier secrétaire du PCUS en septembre 1953.
Nikita Khrouchtchev engage l’Union des République Soviétiques Socialistes dans la voie de la destanilisation. Politique qu’il inaugure au XXème Congrès du PCUS en 1956. Il dénonce le culte de la personnalité orchestré par Staline, les pratiques de terreur exercées jusqu’à présent et les répressions massives. Pour autant, la destanilisation à ces limites. Il n’est pas question pour lui de remettre en cause la satellisation dans le giron de Moscou des républiques populaires situées à l’est du « rideau de fer ». L’esprit de cette politique laisse souffler une vague d’espoir très tôt réduit au silence dans les pays satellites. En 1956, les troupes soviétiques répriment massivement l’insurrection hongroise.
A l’extérieur, et notamment avec le bloc de l’Ouest, il promeut la coexistence pacifique. En 1959, il sera le premier secrétaire du PCUS à se rendre aux États-Unis. Mais, Berlin et l’Allemagne restent des enjeux majeurs. De 1958 à 1961, la question allemande est au cœur des relations Est/Ouest. Il donne son accord à Walter Ulbricht pour la construction du Mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1963. Les espoirs nés de 1956 et du XXème Congrès du PCUS sont vite déçus.
Destitué de ses fonctions en 1964, il meurt à Moscou en
septembre 1971. |
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Helmut Kohl est élu en 1959 à la Diète du land de Rhénanie-Palatinat comme député démocrate-chrétien puis en devient ministre-président en 1969.
De 1982 à 1998, il est élu chancelier de la République Fédérale d’Allemagne puis de l’Allemagne. Sur la scène politique internationale, il bénéficie de la confiance des États-Unis tout en entretenant de très bons rapports avec l’URSS de Mikhaïl Gorbatchev puis de Boris Eltsine. Parallèlement, il est convaincu de l’importance de l’amitié franco-allemande. En ce sens, il conduit une politique d’étroite coopération avec la France de François Mitterrand.
Après la chute du Mur de Berlin dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, Helmut Kohl, sentant l’esprit unitaire souffler, devient le chancelier de l’unification des deux États allemands. Le 31 août 1990 est signé le traité d’unification. Berlin est désignée capitale de l’Allemagne. La réunification est effective le 3 octobre 1990. Il réaffirme la vocation pacifique et européenne de l’Allemagne, et ancre l’Allemagne dans l’Union européenne. En 1991, l’Allemagne est signataire du traité de Maastricht.
Helmut Kohl est fait Citoyen d’honneur de l’Europe en 1999. |
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Egon Krenz succède à Erich Honecker au poste de premier secrétaire du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands) le 18 octobre 1989, et est élu président du Conseil d’État le 24 octobre suivant jusqu’en décembre 1989.
Face à la montée des manifestations populaires qui
s’expriment désormais ouvertement en République Démocratique
Allemande et à la fuite toujours croissante des Allemands de
l’Est par la Tchécoslovaquie, il ne réussit pas à contrôler la
situation. Le régime vacille jusqu’à sa chute quelques semaines
plus tard. |
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Il intègre le parti ouvrier social démocrate de Russie en 1917. Pour échapper à la lutte anticommuniste de l’entre deux-guerre en Hongrie, il s’expatrie à Moscou. De retour en Hongrie en 1944, il est nommé premier ministre en 1953. Imre Nagy veut mettre en place une politique de réformes pour son pays. Il réclame le droit de choisir pour la Hongrie sa propre voie pour le socialisme. Il rompt avec Moscou. Il est relevé de ses fonctions et exclu du parti communiste hongrois en 1955. La désoviétisation prend brutalement fin. L’année suivante, la Hongrie, intègre le pacte de Varsovie.
Les 22, 23 et 24 octobre 1956, la Hongrie connaît un vaste mouvement de soulèvement populaire, en soutien aux Polonais qui ont mené en juin de la même année des émeutes antisoviétiques. Les étudiants, rapidement rejoint par les ouvriers, initient le mouvement. La manifestation s’étend à toute la ville de Budapest. La police tire sur les insurgés. Ernst Gero, premier secrétaire du parti communiste hongrois fait appel à Moscou qui répond par l’envoi de troupes. La radicalisation du mouvement est immédiate. Unanimement, les manifestants exigent le retour du réformiste Imre Nagy. Ce qu’ils obtiennent. Le régime stalinien de Rakosi le rappelle au pouvoir et le nomme président du Conseil des ministres. Imre Nagy exige le retrait des troupes soviétiques et tente de négocier avec Moscou un statut spécial pour son pays. Il annonce le 1er novembre le retour du pluralisme politique, la tenue d’élections, l’amnistie des prisonniers politiques, le retrait de la Hongrie du pacte de Varsovie et la neutralité de son pays. Janos Kadar, ancien ministre de l’intérieur et chef de la police, en négociation avec Moscou, prépare un coup d’État et mène une terrible répression. Les chars soviétiques pénètrent en Hongrie le 3 novembre 1956 (2 000 chars et 200 000 hommes). La destanilisation prônée par Khrouchtchev au XXème Congrès du PCUS (février 1956) montre ses limites. Les forces soviétiques écrasent l’insurrection. 20 000 Hongrois trouvent la mort. Près de 210 000 personnes fuient vers l’Autriche pour échapper à la répression qui s’abat sur le pays.
Arrêté par le KGB, Imre Nagy est déporté en Roumanie avant
d’être jugé et condamné à mort par le régime de Kadar. Exécuté
le 16 juin 1958, il incarne pour le peuple hongrois le symbole
de la Résistance. Il n’est réhabilité qu’en 1989 quand le
communisme s’effondre en Hongrie sous la pression du « Forum
démocratique » (issu des milieux intellectuels et
universitaires). Le 5 mai 1989, le gouvernement hongrois accepte
l’organisation d’élections libres. Les premières à l’Est. |
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Avocat de formation, il s’intéresse très vite à la politique. Élu représentant républicain au Congrès américain en 1946 et réélu en 1948, il y est reconnu comme l’un des leaders de l’anticommunisme. Sénateur à partir de 1950, il est vice-président de Dwight Eisenhower en 1952.
Arrivé au pouvoir en 1968, il doit gérer le conflit vietnamien dans lequel les États-Unis s’enlisent. Il choisit comme conseiller des affaires de sécurité internationales, le professeur de science politique Henry Kissinger connu pour ses positions contre les armes de répressions massives. Le pragmatisme et le réalisme de ces deux hommes conduiront les États-Unis à une politique de limitation des interventions extérieures. Conformément à cette doctrine Nixon, les États-Unis signent un cessez-le-feu avec le Viêt-Nam en janvier 1973. Dans les relations Est-Ouest, un nouveau climat est instauré avec, pour la première fois, la signature d’un traité portant sur les armements : le traité SALT (strategics arms limitation talks) signé en mai 1972 à Moscou. Richard Nixon et Leonid Brejnev décident d’une limitation volontaire et conjointe du stock d’armes de l’URSS et des États-Unis. Cette décision entre les deux États est une étape vers la fin de la course aux armements, commencée dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. L’entrée de la République fédérale d’Allemagne et de la République démocratique allemande au sein de l’Organisation des Nations Unies en 1973, pendant le mandat de Richard Nixon, illustre également cette ère de détente entre les deux Grands.
Réélu en 1972, son implication dans le scandale du Watergate
révélé par le Washington Post (pose de micros dans les
bureaux du parti démocrate) contraint Richard Nixon à
démissionner en août 1974. |
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Membre permanent du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) jusqu’en 1910, il participe à la fondation du KPD (Kommunistische Partei Deutschlands) en 1918. Exilé en France puis en URSS pendant la Seconde Guerre mondiale, il revient à Berlin dès 1945 où il œuvre à la construction du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands). Élu premier secrétaire du SED dès 1946 (parti au pouvoir en RDA, né de la fusion en avril 1946 du KPD et du SPD), Walter Ulbricht lui succède en 1950. Jusqu’à cette date, Wilhem Pieck cumule les fonctions de premier secrétaire du parti et de Président de la République Démocratique Allemande.
A sa mort, en décembre 1960, Walter Ulbricht lui succède à la
présidence. Le titre de Président de la République est aboli et
est remplacé par celui de Président du Conseil d’État. |
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Joseph Vissarionovitch Djougatvivili, dit Staline (« l’homme d’acier ») est né dans une famille ouvrière en Géorgie. Il devient secrétaire général du parti communiste en 1922. Après la mort de Lénine en 1924, il élimine les autres candidats à la succession.
En 1929, il engage l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques dans une industrialisation à toute vapeur, collectivise les terres et déclenche une terreur de masse. Il annonce le « grand tournant ». Il est le maître absolu de l’URSS. En quelques années, il fonde un pouvoir fondé sur la terreur dans toute l’URSS. Il s’agit d’imposer le silence à toute forme de dissidence. La terreur de masse s’abat sur toute la société soviétique. La police politique traque les suspects. Il crée le Goulag dans lesquels sont jetés des millions d’individus.
Signataire du pacte germano-soviétique le 23 août 1939, il entre en guerre aux côtés des Alliés le 22 juin 1941 date à laquelle Hitler déclenche l’opération Barbarossa. En 1945, l’avancée de l’Armée Rouge est considérable en Europe centrale. Staline entend imposer aux occidentaux de nouvelles frontières occidentales à l’URSS : les frontières polonaises seront déplacées à l’Ouest sur la ligne Oder Neisse, les conquêtes de 1939-1940 à l’est de la Pologne seraient intégrées à l’URSS. A la Conférence de Yalta (4-12 février 1945), restant flou sur le tracé des frontières, il obtient un accord de principe du déplacement des frontières polonaises vers l’Ouest. A la conférence de Potsdam (17 juillet - 2 août 1945), les Anglo-américains n’acceptent que provisoirement la ligne Oder-Neisse. Elle devra être renégociée dans un traité de paix. La rupture est consommée.
De 1947 à 1949, Staline procède à la stalinisation de l’Europe de l’Est par la création de démocraties populaires qui ont pour modèle l’Union Soviétique. Seule la Yougoslavie ne s’alignera pas sur Moscou. Le Kominform et la doctrine Jdanov (septembre 1947) en sont les leviers. En janvier 1947, les Soviétiques violent ouvertement les accords de Yalta. La déclaration de l’Europe libérée instaurait le principe d’élections libres dans les différents pays. Or, en Pologne, l’administration soviétique tarde à les organiser. Quand elles le sont enfin, elle donne arbitrairement le pouvoir aux communistes. La Tchécoslovaquie de Benès (issue d’élections libres organisées dès 1946), se voit contrainte de refuser, alors que le gouvernement l’avait approuvée, l’aide américaine issue du plan Marshall. Au nom de la doctrine Jdanov, le premier ministre communiste Tchèque, Gottwald, orchestre le coup de Prague. Le Parti communiste tchèque organise de vastes manifestations (17-25 février 1948). Edouard Benès, attaché à la démocratie libérale, est contraint d’accepter un nouveau gouvernement à majorité communiste. A la suite de sa démission le 7 juin 1948, Gottwald est élu président. Le parti communiste détient tous les pouvoirs. La satellisation de l’Europe centrale est effective. La situation de l’Allemagne est un enjeu important dans la politique conduite. L’échec de toutes les conférences des quatre, conduit la France, l’Angleterre et les États-Unis à unifier leurs trois zones d’occupation et à créer un système monétaire commun. En réaction, Staline, ne désespérant de la faire tomber dans son giron, organise le blocus de Berlin. Déjouer par les occidentaux par la mise en place d’un pont aérien pendant près d’une année, sa stratégie échoue. Les conséquences sont immédiates. L’Allemagne est divisée en deux. La République Fédérale d’Allemagne à l’Ouest et la République Démocratique allemande à l’Est.
La politique de terreur et les purges instituées par Staline
plongent le bloc soviétique dans la terreur. Il n’aura de cesse
jusqu’à sa mort, en mars 1953, d’accroître son culte de la
personnalité. |
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Élu sénateur démocrate du Missouri en 1934, il est élu vice-président de Franklin D. Roosevelt, en novembre 1944. Franklin D. Roosevelt, président des États-Unis depuis novembre 1933, a très peu informé son vice-président des affaires du pays. Si bien, qu’à la mort de ce dernier en avril 1945, Harry Truman lui succédant est assez inexpérimenté. Il représente les États-Unis à la conférence de Potsdam qui s’ouvre le 17 juillet pour décider du sort de l’Allemagne vaincue et de la conduite de la guerre contre le Japon. Il décide de mettre un terme à la guerre contre le Japon en utilisant la bombe atomique, à deux reprises sur les villes de Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945. Le 2 septembre suivant, la capitulation du Japon met un terme à la Seconde Guerre mondiale. Dans les relations avec l’URSS, il prône, à partir de 1947, une politique de fermeté visant à empêcher l’expansion du communisme en dehors de l’URSS : c’est le containment (« endiguement »). Cette ligne idéologique a un levier économique, le plan Marshall qui est une aide financière pour la reconstruction des États européens, et un levier militaire, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), signé entre douze États en avril 1949. A partir du 24 juin 1948, les Occidentaux doivent faire face au blocus de Berlin-Ouest, imposée par l’URSS. Le gouverneur de la zone américaine Lucius Clay, organise le pont aérien permettant de ravitailler la ville, avec, le soutien de Washington. Staline lève le blocus le 12 mai 1949.
Réélu président en 1948, Harry Truman, conformément à sa doctrine de containment place, en 1950, les États-Unis à la tête des forces de l’ONU aux côtés de la Corée du Sud contre la Corée du Nord soutenue par les Soviétiques.
Le républicain Dwight David Eisenhower lui succède en 1952.
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Né dans une famille modeste et sociale-démocrate, il adhère au SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) en 1912. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, il participe à la fondation du KDP (Kommunistische Partei Deutschlands) et entre, en 1928, au Comité central du parti. Exilé pendant la Seconde Guerre mondiale, il revient à Berlin en 1945 pour reconstruire le KPD. Après la fusion en avril 1946 du KPD et du SPD qui donne naissance au SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands - parti du pouvoir en RDA), il est l’un des pères fondateurs de la République Démocratique Allemande. Vice-président du conseil ministériel de RDA de 1949 à 1960, il est nommé premier secrétaire du comité central du SED en 1953. En 1960, il succède à Wilhem Pieck à la présidence du Conseil d’État.
D’un dogmatisme intransigeant, il soutient les interventions de l’armée soviétique à Budapest (1956) et à Prague (1968). Ces mêmes chars qui, en juin 1953, matent le soulèvement ouvrier à Berlin. Face à l’exode massif d’Allemand de l’Est via Berlin, il décide – avec le soutien de Moscou – l’édification du mur de Berlin dans la nuit du 12 au 13 août 1961.
Son intransigeance idéologique, à l’heure de la détente dans
les relations Est/Ouest, excède Moscou. Sur pression de l’URSS,
il cède sa place de Secrétaire général du SED à
Erich Honecker
en 1971. Jusqu’à sa mort en 1973, il conserve sa fonction de
président du Conseil d’État. |
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Né en 1943 dans une famille modeste, rien ne prédisposait Lech Walesa à la lutte. A 24 ans, il est recruté aux chantiers navals Lénine de Gdansk. Les Polonais subissent une profonde crise sociale et économique. Les pénuries marquent le quotidien. Des troubles éclatent dans le milieu ouvrier et, principalement, dans les ports de la Baltique. En décembre 1970, Lech Walesa participe au comité de grèves puis est arrêté. Il signe « une déclaration de loyauté » au régime pour être relâché en 1971. Elu délégué syndical, il mesure l’impossibilité à agir dans les syndicats asservis au régime communiste. Lech Walesa prend la tête du mouvement de grève qui éclate le 14 août 1980 dans les chantiers navals de Gdansk en soutien à Anna Walentynowicz. Le licenciement de cette dernière quelques jours auparavant met le feu aux poudres. Ensemble, ils créent le mouvement Solidarnosc (Solidarité) avant de devenir son leader charismatique. Au cours des mois suivants, le syndicat organise des branches dans tout le pays et tous les secteurs d’activités. Il recrute jusqu’à 8 millions d’adhérents, phénomène sans précédent dans le monde communiste où les syndicats dépendent totalement du régime. Bénéficiant du soutien de l’Église catholique, des intellectuels du comité de défense des ouvriers, Solidarnosc négocie avec le régime un programme en 21 points. Les principales revendications des travailleurs de Gdansk sont (extraits du programme en 21 point du Comité de grèves inter-entreprise, août 1980) : - Le droit de fonder des syndicats libres, indépendants du Parti et des employeurs - Le droit de grève - Le respect de la liberté d’expression et de publication […]
En position de force, Solidarnosc signe en août 1980 les Accords de Gdansk avec Edward Gierek. Ils prévoient des augmentations de salaire, une semaine de travail de cinq jours, le droit de grève et celui de constituer des syndicats libres. Le 9 novembre 1980, le régime communiste polonais reconnaît le syndicat libre Solidarnosc. Cette expérience ne dure pas. Le général Jaruzelski, successeur de Gierek, y met fin en décrétant la loi martiale en décembre 1981. Walesa est arrêté et incarcéré puis placé en résidence surveillée. Solidarnosc est interdit. Des milliers de syndicalistes sont arrêtés. Aussi courte fut-elle, cette expérience constitue une étape décisive dans le processus de « sortie du communisme ». Dans les années qui suivent, Solidarnosc se reconstruit dans la clandestinité, aidé en cela par de nombreux appuis extérieurs. Lech Walesa reçoit, en 1983, le prix Nobel de la paix. La notoriété de l’organisation s’accroît considérablement. La situation économique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. En 1988, le régime, sous l’influence aussi de la Perestroïka conduite par Mikhaïl Gorbatchev, entame des discussions avec Solidarnosc. En avril 1989, le général Jaruzelski résigné aux réformes et Lech Walesa se retrouvent autour de la « Table ronde » qui scelle la fin de la Pologne communiste. Le 4 juin 1989 sont donc organisées les premières élections semi libres de Pologne depuis 1939. Solidarnosc triomphe dans les urnes. C’est la première étape de l’effondrement du bloc soviétique.
Lech Walesa est élu président de la République en 1990
succédant ainsi au général Jaruzelski. Il est battu aux
élections présidentielles de 1995. Il se retire peu à peu de la
vie publique. |
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