Berlin, le mur de la honte > Exposition
 

La cinquantaine de photographies exposée et les archives audiovisuelles présentées témoignent de la vie quotidienne des Berlinois qui, malgré eux, se sont retrouvés otages de la Guerre froide. 

Pendant 40 ans, la République Démocratique Allemande impose sa chape de plomb. Le régime mate les révoltes avec intervention des chars soviétiques. La STASI traque les dissidences. Dès les premières années du régime, plus de deux millions d’Allemands de l’Est fuient vers l’Ouest. Pour stopper cet exode massif, les autorités est-allemandes décident, dans la nuit du 12 au 13 août 1961, d’ériger une muraille réputée infranchissable longue de 155 km. En quelques jours, la partie ouest de la ville est totalement cerclée. Des maisons sont alors murées, des amis et des familles séparés… Les Occidentaux sont indignés par ce qu’ils nomment « le mur de la honte ». Plus de 100 000 citoyens de RDA ont tenté de fuir leur pays par la frontière intra-allemande ou par le mur de Berlin. Plusieurs centaines d’entre eux ont trouvé la mort lors de leurs tentatives de fuite


 

La chute du Mur de Berlin a gravé dans la mémoire collective de nombreuses images. De la foule escaladant le mur en cette nuit du 9 au 10 novembre 1989  accueillie par les Berlinois de l’Ouest massés aux postes frontières, des tentatives de destruction du mur à mains nues ou encore, celles de Mstislav Rostropovitch, qui au pied du mur le 11 novembre 1989, interprète des Suites de Bach.

Du blocus de Berlin (1948) à l’édification du mur dans la nuit du 12 au 13 août 1961 jusqu’à sa destruction totale en 1991, le public est invité à suivre l’évolution de l’étau qui a divisé la ville.