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Monde, France libre |
France |
SNCF |
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1939
1er septembre : les Allemands envahissent la Pologne. 3 septembre : la Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. 17 septembre : l’URSS envahit la Pologne.
1940
10 mai : offensive allemande en Belgique, Pays-Bas, France. Juin : exode de la population française. 10 juin : l’Italie déclare la guerre à la France et à la Grande-Bretagne. 18 juin : appel du général de Gaulle. 22 juin : signature de l’armistice à Rethondes. La France est partiellement occupée. 7 août : l’Allemagne annexe l’Alsace et la Lorraine. 26-28 août : AEF et Cameroun se rallient à de Gaulle. 27 octobre : de Gaulle crée le Conseil de Défense de l’Empire.
1941
Juin-juillet : FFL et Anglais occupent la Syrie vichyste. 22 juin : L’Allemagne envahit l’URSS.
24 septembre : de Gaulle crée le Comité National Français.
7 décembre : attaque japonaise sur Pearl Harbour. Entrée en guerre des Etats-Unis.
1942
26 mai-11 juin : Bir Hakeim, les FFL tiennent tête aux italo-allemands.
23 octobre-3 novembre : El-Alamein, victoire de Montgomery sur Rommel.
8 novembre : débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. 10 novembre : armistice conclu par les Américains avec Darlan. 19 novembre : l’armée d’Afrique reprend le combat contre les Allemands en Tunisie, aux côtés des Alliés. 24 décembre : assassinat de Darlan. Le général Giraud lui succède.
1943
2 février : capitulation allemande à Stalingrad. 13 mai : capitulation des troupes de l’Axe en Tunisie. 3 juin : à Alger, création du Comité français de Libération nationale, présidé par de Gaulle et Giraud. 10 juillet : les Alliés débarquent en Sicile, puis (3 sept.) en Italie. 8 septembre : en Italie, le gouvernement Badoglio, qui a renversé Mussolini, signe l’armistice avec les Alliés. 17 septembre : à Alger, création de l’Assemblée consultative provisoire. 4 octobre : libération de la Corse par les troupes du CFLN. 9 novembre : de Gaulle seul président du CFLN.
1944
3 juin : le CFLN prend le titre de Gouvernement provisoire de la République française (GPRF). 4 juin : entrée des Alliés à Rome. 6 juin : débarquement allié en Normandie. La tête de pont est rapidement consolidée, mais les Alliés restent de longues semaines cantonnés dans le Cotentin. Fin juillet : percée alliée en Normandie. 15 août : débarquement allié en Provence.
12 septembre : jonction des troupes débarquées en Normandie et en Provence. Le front se stabilise devant les Vosges.
23 novembre : Leclerc libère Starsbourg.
1945
Février : fin de la bataille de la poche de Colmar. L’Alsace toute entière est libérée. 19 avril : entrée des Soviétiques à Berlin. 8 mai : capitulation de l’Allemagne nazie à Berlin.
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1939
1er septembre : mobilisation générale.
26 septembre : dissolution du PCF. Octobre : arrestations de députés et de syndicalistes communistes.
1940
Avril : condamnation à des peines de prison de communistes, députés (dont Midol) et syndicalistes (dont Sémard et Tournemaine). 16 juin : démission de Paul Reynaud. Formation du gouvernement Pétain. 17 juin : Pétain demande l’armistice. Premiers actes de résistance individuelle (tracts, départs pour l’Angleterre) 10 juillet : Le Parlement réuni à Vichy vote les pleins pouvoirs à Pétain. 11 juillet : Pétain institue l’Etat français. Fin de la IIIe République. Août : création des premiers réseaux de renseignement rattachés à la France libre (Saint-Jacques) ou à l’Intelligence Service britannique (F2) 27 septembre : première ordonnance allemande anti-juive, prescrivant le recensement des Juifs en zone occupée. 3 octobre : statut des Juifs en France décrété par le régime de Vichy. 24 octobre : entrevue de Montoire entre Hitler et Pétain. La collaboration d’Etat est instituée. Automne : de petits groupes de résistants se créent, qui donneront l’année suivante naissance à des mouvements : Musée de l’Homme, Organisation civile et militaire, Libération-nord, Ceux de la Libération, Valmy (zone occupée) ; Libération nationale, Libération-sud, Liberté, Franc-Tireur (zone sud). 11 novembre : manifestation anti-allemande d’étudiants et de lycéens à Paris. 13 décembre : Laval, vice-président du Conseil, est remplacé par Flandin.
1941
Naissance de mouvements souvent autour d’un journal clandestin. S’ajoutent aux groupes précédents : Défense de la France (zone occupée), Témoignage Chrétien (zone sud). Les réseaux se développent en se spécialisant : renseignement (Confrérie-Notre-Dame, Alliance), évasions (Comète), sabotages (missions conjointes ou séparées des Britanniques et de la France libre). 10 février : Darlan succède à Flandin. Mai : grande grève dans les Houillères du Nord et du Pas-de-Calais ; première rafle de Juifs étrangers à Paris. 15 mai : appel à la création d’un Front national pour l’indépendance de la France par le Parti communiste. 2 juin : second statut des Juifs promulgué par Vichy. Eté : début de la lutte armée communiste (sabotages en Ile-de-France et dans le Nord). 21 août : le communiste Fabien abat un aspirant allemand à Paris. 23 août : en réaction à l’attentat, ordonnance allemande sur les otages et création par Vichy des sections spéciales près des cours d’appel et les tribunaux militaires. 21 septembre : le Tribunal d’Etat, juridiction d’exception créée le 7 septembre, condamne à mort trois communiste, dont Catelas (guillotiné le 24). 4 octobre : promulgation de la Charte du Travail. 21 octobre : exécution de 48 otages dont 27 à Chateaubriant en représailles à un attentat contre un officier allemand à Nantes. Décembre : en zone sud, fusion des mouvements Liberté et Libération nationale, qui deviennent Combat.
1942
Janvier : première mission de Jean Moulin. Il doit rallier à de Gaulle et coordonner les mouvements de zone sud. Mars : en zone occupée, naissance des Francs-tireurs et partisans, rattachés au PCF. 27 mars : départ du 1er convoi de déportés de persécution de France. 17 avril : démission de Darlan. Laval revient au pouvoir. 1er mai et 14 juillet : en zone sud, manifestations dans de grandes villes à l’appel de la Résistance et de la France libre. Eté : rafles massives de Juifs étrangers et apatrides dans les deux zones. Des réseaux clandestins de sauvetage se constituent. 4 septembre : Loi d’orientation de la main d’œuvre, autorisant le système des réquisitions pour le travail en Allemagne. Automne : en zone sud, création du Noyautage des administrations publiques, qui a bientôt une branche SNCF. 2 octobre : les trois grands mouvements de zone sud, Combat, Libération-sud et Franc-Tireur, ralliés à de Gaulle, acceptent la fusion de leurs groupes paramilitaires dans une Armée secrète unique. 11 novembre : invasion de la zone sud par les Allemands, en réplique aux évènements d’Afrique du Nord. 27 novembre : sabordage de la flotte à Toulon. Dissolution de l’armée d’armistice. Une partie de ses cadres crée l’Organisation de Résistance de l’armée (ORA).
1943
26 janvier : fusion de Combat, Franc-Tireur, Libération dans les MUR (Mouvements unis de la Résistance). 30 janvier : création de la Milice française par Vichy. 16 février 1943 : instauration du STO. Les refus de départ deviennent massifs durant le printemps, aidés par un vaste mouvement de désobéissance civile. Une partie des réfractaires se réfugient dans les maquis, que les organisations de résistance tentent d’encadrer et d’armer. 17 avril : réunification de la CGT clandestine (accords du Perreux). 27 mai : première réunion du Conseil national de la Résistance sous la présidence de Jean Moulin. 21 juin : arrestation de Jean Moulin, après celle du général Delestraint (le 9), chef de l’Armée secrète. 14 juillet et 11 novembre : manifestations de masse et grèves dans les grandes villes. Automne : envoi de Délégués militaires régionaux par le CFLN en métropole. Parallèlement, des délégués civils commencent à mettre en place des Comités départementaux de Libération, en accord avec les mouvements de résistance. 30 décembre : Darnand, chef de la Milice, devient secrétaire général au Maintien de l’Ordre.
1944
5 janvier : les MUR s’allient à plusieurs mouvements de zone nord pour créer le Mouvement de Libération nationale (MLN). 20 janvier : institutions de cours martiales de la Milice contre « les activités terroristes ». Février : création des Forces françaises de l’intérieur, composées des formations militaires des mouvements de Résistance (AS, maquis, groupes francs), des FTP et de l’ORA. 15 mars : approbation du programme du CNR. 26 mars : avec l’aide des miliciens, les Allemands attaquent le maquis des Glières. 6 juin : à l’appel des Alliés, la Résistance exécute les plans de sabotage prévus et lance la guérilla généralisée. Juin : massacres allemands à Tulle (le 9) et Oradour-sur-Glane (le 10). 14 juin : de Gaulle acclamé par la population à Bayeux (Normandie). Juin-juillet : les Allemands dispersent les grands maquis (Saint-Marcel, Mont-Mouchet, Vercors). 19-25 août : insurrection parisienne. Leclerc entre à Paris le 24 et le libère le 25. 31 août : installation du général de Gaulle et du GPRF à Paris.
1945
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1938
1er janvier : création de la SNCF.
1939
6 octobre : la durée hebdomadaire de travail pour les cheminots est fixée à 60 heures.
1940
20 mai : communiqué du gouvernement rendant hommage à « la magnifique attitude du personnel SNCF depuis le début des opérations ». 22 juin : l’article 13 de l’armistice précise que l’administration française place la SCNF « à la disposition pleine et entière du chef allemand des transports ». 1er août : la durée hebdomadaire du travail des cheminots est ramenée à 48 heures. Août : les Allemands demandent (en deux fois) la livraison de 3 000 locomotives et 85 000 wagons. 150 000 wagons ont déjà été saisis pendant les combats. 21 août : à la BBC, André Labarthe appelle les cheminots à recueillir des renseignements sur les transports au bénéfice de l’occupant.
1941
21 août : Appel aux cheminots du secrétaire d’Etat aux Communications Berthelot pour faire cesser les sabotages.
1942
7 mars : Pierre Sémard est fusillé par les Allemands à Evreux.
13 octobre : en zone sud, vague de grèves contre les réquisitions de main-d’œuvre pour l’Allemagne, lancée à partir des ateliers SNCF d’Oullins (Rhône).
1943
1er janvier : la durée hebdomadaire de travail des cheminots est portée à 60 heures dans les ateliers et dépôts, 54 ou 52 heures et demie pour les autres catégories. 6 janvier : incidents en gare de Montluçon contre le départ de requis pour le travail en Allemagne.
Avril : premières réquisitions de civils chargés de garder les voies ferrées, en plus du personnel des Gardes de communication (créés en janvier 1941).
Décembre : grèves et manifestations de cheminots à Dijon, après la condamnation à mort de 7 des leurs le 27 novembre.
1944
3-4 février : congrès officiel de la Fédération CGT des cheminots ; constitution d’un comité de liaison clandestin réunissant communistes et réformistes. 4 février : la SNCF est classée S-Betriebe (= entreprise garantie contre tout prélèvement de personnel pour le STO). 9 février : début des bombardements alliés intensifs visant les centres et grands nœuds ferroviaires. 2 avril : 86 otages massacrés à Ascq (Nord) 14 juillet : manifestations anti-allemandes à Paris et en banlieue. Arrestation des cheminots des Ateliers de Vitry, qui se mettent en grève à partir du lendemain. 10 août : le comité central de grève des cheminots lance la grève insurrectionnelle dans la région parisienne. Août : départ des derniers convois de déportés de la région parisienne, juifs (Drancy) ou résistants (Compiègne). Octobre : création de l’association Résistance-Fer. 20 novembre : rétablissement de la liaison ferroviaire Paris-Toulouse par la voie normale, grâce à la réouverture du pont d’Orléans.
1945
6 mars : premiers transports ferroviaires de rapatriement de prisonniers de guerre et de déportés. 10 mars : obsèques officielles de Pierre Sémard, organisées par le PCF.
1946
27 février : sortie en salle du film Bataille du Rail. |
AVERTISSEMENT :
Cette chronologie, réalisée par le Centre Régional "Résistance & Liberté" reprend des extraits du catalogue de l'exposition réalisée par la Fondation de la Résistance et le Mémorial Leclerc / Musée Jean Moulin avec la participation et le soutien de la SNCF (Société Nationale des Chemins de Fer Français) et en coopération avec l'Association pour l'Histoire des Chemins de Fer en France.