| JODL, Alfred
Général allemand, né à Würzburg en
1890. Fils dun militaire, il suit lexemple de son père et, après la défaite
de 1918, est attaché à létat-major de la Reichswehr. Longtemps hostile au
nazisme dont il considère son chef comme un " charlatan ", il se
rallie au nouveau régime et participe activement à la réorganisation des forces
armées. Le 1er octobre 1934, date de la création de la Wehrmacht, il reçoit la
direction de la défense du territoire. En 1938, lors de lélimination des généraux Blomberg et von
Fritsch, Jodl compte parmi les fidèles du Führer et demeure dans léquipe de Keitel qui reçoit le commandement suprême de
la Wehrmacht (OKW) ; Le 23
août 1939, il est nommé à la tête de létat-major général de la Wehrmacht,
poste quil occupera jusquà la fin de la guerre. Il a la responsabilité du
" grand rapport " quotidien de la situation des fronts au Führer. Il est ainsi associé à
lélaboration des directives de lOKW comme celle du 3 mars 1941 livrant les territoires occupés de
lURSS aux Einsatzgruppen,
ou celle du 18 octobre 1942 relative à lexécution des commandos ennemis capturés.
Après la défaite de Stalingrad, il soppose à plusieurs reprises aux
décisions dHitler mais reste attaché à la personne du Führer quil refusera de
condamner à Nuremberg. Cest lui qui, le 6 juin 1944, refuse de réveiller
Hitler, retardant ainsi les ordres de contre-attaque. Le 30 avril 1945, il devient chef
détat major de léphémère gouvernement de Dönitz et signe le premier acte de capitulation à Reims le 7
mai. Le tribunal de Nuremberg le reconnaît coupable de crimes de guerre et de
crimes contre lhumanité ; il est pendu le 16 octobre 1946. |