1919-1939: des clés pour comprendre 1999


 

L’ALLEMAGNE DE 1919 À 1929

Un nouveau régime : La République de Weimar

En Allemagne, en 1919, c’est la mise en place de nouvelles institutions : La Constitution de Weimar. L’assemblée constituante se réunit le 6 février 1919 dans la petite ville de Weimar, en Thuringe. Elle comprend 421 députés. Avec 45 % les voix sociaux démocrates doivent accepter l’alliance des modérés et constituent avec les " démocrates " et le centre catholique la " coalition de Weimar ".


Rapidement des forces s’opposent au nouveau régime. Ces forces viennent d’horizons différents :

boutonr.jpg (906 octets) A droite : L’état-major, les Junkers (grands propriétaires fonciers), les hauts fonctionnaires, les magistrats, les universitaires , la grande industrie
boutonr.jpg (906 octets) A gauche : l’opposition vient des communistes. Le parti communiste s’engage dans la voie d’une " bolchévisation "

 


Très tôt, entre 1920-1924, la république est confrontée à de nombreuses difficultés économiques :

boutonr.jpg (906 octets) Une crise monétaire qui s’inscrit dans un contexte international.

boutonr.jpg (906 octets) Le paiement des réparations creuse le déficit budgétaire.

boutonr.jpg (906 octets) L’occupation de la Ruhr qui provoque des pertes financières

 


Cette Période d’agitation politique prend plusieurs aspects :

boutonr.jpg (906 octets) Le terrorisme

354 assassinats politiques sont commis entre janvier 1919 et juillet 1922. L’une des dernières victimes fut le ministre des affaires étrangères, Walter Rathenau, industriel d’origine israélite.
 

boutonr.jpg (906 octets) Le coup d’état de Kapp (mars 1920)

Kapp décide de renverser Ebert. La brigade entre dans la capitale. Kapp se proclame chancelier. C’est la rapidité de la riposte ouvrière qui fait échouer le putsch. A l’appel des communistes et des sociaux-démocrates, les syndicats déclenchent la grève générale. Celle-ci est totale. En quatre jours, elle oblige Kapp à s’enfuir et la brigade à se retirer, non sans heurts : pogroms dans les quartiers juifs et chocs sanglants avec les ouvriers.
 

boutonr.jpg (906 octets) La tentative de la " Reichswehr noire" octobre 1923

Un commandant de réserve , Buchruker a organisé une armée clandestine d’environ 20 000 hommes. Il songe au coup d’état. Il mobilise ses hommes pour marcher sur Berlin mais se heurte à l’armée régulière.
 

boutonr.jpg (906 octets) Le " putsch de la brasserie "de Munich novembre 1923

En Bavière, un gouvernement séparatiste d’extrême droite dirigé par von Khar et soutenu par le général von Lossow.

     Hitler dirige un petit parti ultra-nationaliste, le " parti national socialiste ouvrier allemand "(NSDAP). Il prend le pouvoir en Bavière et organise, sur le modèle mussolinien, une " marche sur Berlin ". D’importants groupes affluent à Munich et viennent s’enrôler dans les sections d’assaut (S.A) du parti nazi.

     Le 8 novembre, une bande de S.A. armés envahit la brasserie Bürgerbrauhaus à Munich où von Kahr tient un meeting. Sous la menace d’un revolver, Hitler oblige von Kahr et von Lossow à promettre leur participation à un gouvernement nationaliste. Mais dans la nuit les deux hommes se ravisent et le lendemain une manifestation de rues des groupes nationalistes est dispersée par la police, il y a 14 morts. Hitler, condamné à 5 ans de prison et incarcéré, fut libéré au bout de 9 mois de captivité.

 


La Période 1924-1929 marque un retour au calme dans tous les secteurs.
Conditions présidant au redressement financier du Reich :
boutonr.jpg (906 octets) La politique extérieure de Stresemann
boutonr.jpg (906 octets) L’action des populistes
boutonr.jpg (906 octets) La prospérité économique
boutonr.jpg (906 octets) La stabilisation politique.

 

C’est la droite qui tire profit de la consolidation de la République.

Cette tendance se trouve renforcée par l’élection présidentielle de 1925. La candidature d’Hindenburg symbolise en fait le retour en force de l’Allemagne traditionnelle et monarchiste. Le nouveau président, en raison de ses sentiments monarchistes, l’inclinent à infléchir le régime dans un sens ultra conservateur.

Des signes inquiétants subsistent :

Instabilité ministérielle due à la fragilité des coalitions gouvernementales fondées sur une alliance très précaires entre les partis du centre et de la droite conservatrice.

Influence croissante du N.S.D.A.P. de Hitler, organisé en groupes de combat (avec les S.A. et les S.S.). Face à cette offensive de la droite, les partis de gauche paraissent divisés et impuissants.

 

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