Thème 12 - L'usine Rusz : les raisons de son implantation
et la Résistance
par Amélie BROUCKE et Julia SCHREMPF
| L'usine Rusz était installée dans la région parisienne. En octobre 1939 elle est venue à Thouars afin d'éviter de tomber aux mains des Allemands. L'usine s'installa à côté du château, dans les bâtiments de l'ancienne prison et de l'Orangerie. L'usine emmena avec elle son personnel parisien et employa aussi des Thouarsais. Cette usine construisait des trains d'atterrissage pour les avions. Aujourd'hui cette usine n'existe plus et les bâtiments ont été détruits. | Die Fabrik Rusz hatte sich in der "Région Parisienne" niedergelassen. 1939 wurde sie nach Thouars umgesiedelt, weil man befürchtete, die Deutschen würden die Region rund um Paris bombardieren. Die Fabrik wurde beim Schloss untergebracht, in den Gebäuden des ehemaligen Gefängnisses und der "Orangerie". Die Fabrik brachte ihre eigenen Arbeiter aus Paris mit. Es wurden aber auch Einheimische beschäftigt. Die Fabrik stellte Fahrgestelle für Flugzeuge her. Heutzutage existiert die Fabrik nicht mehr. Auch die Gebäude sind zerstört worden. Der ehemalige Standort beim Schloss wurde später zu einem Ort des Gedenkens erklärt. |

En brillant ancien emplacement de l'usine à coté du château
Sources : Photothèque du Conservatoire de la Résistance
| Les sabotages L'usine Rusz fut réquisitionnée par les Allemands car elle était assez importante pour eux. Le travail se faisait par équipe (2 X 8) et donc on pouvait compter jusqu'à 200 employés environ. Dès sa réquisition différents sabotages ont eu lieu. Monsieur Malghem, le responsable de l'usine de Thouars ne pensait pas que c'étaient des sabotages mais de simples erreurs de fabrication ou des pannes. Pour gagner du temps, le saboteur mettait par exemple des morceaux de ferraille dans un moteur qui servait à faire fonctionner une vingtaine de fraiseuses. Ainsi, pouvait-on "gagner une journée". Des vols de pièces et leurs sabotages étaient aussi utilisés pour ralentir au maximum la fabrication des trains d'atterrissage. C'est peut-être parce qu'ils ont exagéré le nombre de sabotages qu'il y a eu des doutes et que la police secrète a enquêté dans l'usine. Les saboteurs ne se connaissaient pas entre eux ; ils ne connaissaient que la personne qui leur donnait les ordres. |
Die Sabotagen Die Fabrik "Rusz" wurde von den Deutschen übernommen. Sie besass eine ziemlich grosse Bedeutung für sie. Es gab etwa 200 Beschäftigte. Man war in Gruppen von je acht Personen unterteilt und arbeitete in zwei Schichten. Seit der Übernahme durch die Deutschen fanden mehrere Sabotagen statt. Herr Malghem, der Chef der Niederlassung, wusste nichts davon. Er dachte es seien einfache Produktionspannen. Um Zeit zu gewinnen haben die Saboteure (unter ihnen auch Herr Sibileau, der uns von den Geschehnissen berichtete) zum Beispiel kleine Schrottteilchen in einen Motor geworfen, der ungefähr zwanzig Fräsmaschinen antrieb. Auf diese Weise gelang es ihnen, die Produktion um einen Tag anzuhalten. Der Diebstahl von Teilen und die Sabotagen bewirkten auch, dass die Anzahl der produzierten Fahrgestelle sank. Die Saboteure kannten sich nicht untereinander; ihnen waren nur die jeweiligen Kontaktmänner bekannt. |

Robert Sibileau Membre du Groupe OS 680 usine Rusz du château de Thouars
Sources : Photothèque du Conservatoire de la Résistance
| Les sabotages ont duré un peu plus de 6 mois. Le 5 juin
1942, quelques ouvriers qui venaient travailler furent appelés par le patron. Là, des
gendarmes français les attendaient. Ils étaient soupçonnés de sabotages. On les emmena
au commissariat menottés. Ils durent y aller à pieds sous le regard de la population
thouarsaise. Ils restèrent 2 jours au commissariat où on tenta de les faire avouer. Ils
étaient environ 9 de l'usine sur les 23 arrêtés dans la ville de Thouars. |
Vielleicht war die Zahl der verursachten Störungen zu gross, denn bei den Besatzern kamen Zweifel auf und die Geheimpolizei stellte Nachforschungen in der Fabrik an. Die Sabotagen dauerten etwas länger als sechs Monate bis zum 5 Juni 1942. An dem Tag wurden einige der zur Arbeit erschienen Arbeiter zum Chef gerufen, wo sie bereits von der französischen Polizei erwartet wurden. Man beschuldigtete sie der Sabotage und brachte sie ins Kommissariat. Sie mussten zu Fuss dahingehen, so dass allen Bewohnern von Thouars klar wurde, dass sie verhaftet worden waren. Von den 23 in Thouars festgenommenen Widerstandskämpfern waren neun Saboteure aus der Fabrik. Sie blieben zwei Tage lang im Kommissariat, wo man versuchte sie zu einem Geständnis zu bewegen. |
| Monsieur Sibileau qui en faisait partie a toujours nié. Il
fit 3 prisons, celles de Niort, Poitiers et Saintes. En juillet, ils furent condamnés à
des peines légères. Les Allemands étaient mécontents et après 3 mois d'interrogatoires vécus dans de difficiles conditions ces résistants furent jugés fin novembre 1942. Le procureur annonça: -11 peines de mort - -3 peines de réclusion -1 peine de prison -8 acquittements |
Herr Sibileau leugnete alles, was ihm vorgeworfen wurde. Er
verbrachte einige Zeit in den Gefängnissen von Niort, Poitiers und Saintes. Im Juli 1942
wurden er und die anderen Saboteure von einem französischen Gericht zu recht milden
Strafen verurteilt. Die Deutschen empfanden die vom französischen Gericht ausgesprochenen Strafen nicht als ausreichend und beschlossen das Verfahren wieder aufzunehmen. Nach drei Monaten voller Verhöre wurden die Angeklagten Ende November 1942 verurteilt. Der Staatsanwalt liess folgendes Urteil verlauten: -11 Todesstrafen -3 Zuchthausstrafen -1 Freiheitsstrafe -8 Freisprüche |
| Les huit amis de M. Sibileau furent condamnés à mort. M. Sibileau qui avait toujours nié, a été condamné à la réclusion et la déportation. Il partit donc pour l'Allemagne par le train où il resta 2 jours sans manger pour arriver dans la ville de Freiburg. Il connut 7 prisons dans lesquelles il dut travailler ( fabrication de tapis et de paillaissons en jonc). En 1944, il fut emmené dans un camp. Jamais il n'eut le droit d'écrire ou de recevoir des lettres. (Il n'avait aucune nouvelle de ses parents). | Die acht Kameraden des Herrn Sibileau wurden zum Tode verurteilt. Herr Sibeleau, der immer noch alles leugnete, wurde zur einer Zuchthausstrafe mit anschliessender Deportation verurteilt. Er wurde mit dem Zug nach Deutschland gebracht. Auf seiner zweitägigen Fahrt nach Freiburg bekam er nichts zu essen und musste hungern. Er war in insgesamt sieben deutschen Gefängnissen, in denen er arbeiten musste. So hat er unter anderem Fussmatten hergestellt. Während seiner Zeit in den verschiedenen Gefängnissen durfte er weder Briefe schreiben noch welche empfangen, nicht einmal von seinen Eltern. |

Maxime Bacquet Chef et Fondateur du Groupe OS 680 usine Rusz
Sources : Photothèque du Conservatoire de la Résistance
| Le chef de ce groupe résistant (OS-680), Maxime Bacquet, s'était enfui (caché) avant l'arrêtation des autres résistants. Mais il fut arrêté un an plus tard. Il a été condamné à mort et exécuté le 13 décembre 1943 à Angers. | Bei den Verhaftungen am 5. Juni 1942 gelang es Maxime Bacquet dem Chef der Gruppe OS-680 zu entkommen, weil er gewarnt worden war. Später jedoch wurde auch er gefasst, zu Tode verurteilt und am 13 Dezember 1943 in Angers erschossen. |
| Sources: interview avec M. Sibileau photos: Centre Régional Résistance et Liberté |
Quellen: Interview mit Herrn Sibileau Fotos: Centre Régional Résistance et Liberté |