Thème 2 - L'école des Garçons
par Gaëlle REGIS-GIANAS et Anna DIERKER

L'école à Thouars dans la période 39-45

Les Allemands ont occupé Thouars en Juin 40. Mais bien que Thouars se trouvait dans la zone occupée, l'influence des Allemands dans les écoles de Thouars a été bien moins importante que dans les écoles des départements du nord de la France...

Die Schule in der Zeit von 1939-1945

Am 21. Juni 1940 marschierten die Deutschen in Thouars ein. Und obwohl Thouars besetzt wurde, wurden die Schulen, wie auch die im Norden Frankreichs, wenig von der Besetzung beeinflusst.

Tracts réalisés par des élèves de Niort en 1941

Sources : Conservatoire de la Résistance

Ce qui a marqué principalement l'histoire de l'école durant cette période est le problème de la disponibilité des locaux.

Pas moins de 5 écoles ont été réquisitionnées à partir de Juin 40, c'est pourquoi des travaux d'aménagement et la recherche intensive de bâtiments déstinés à l'enseignement ont été effectués.

Es gab jedoch grosse Schwierigkeiten bei der Unterbringung der Schüler, weil die Deutschen viele Schulen eingenommen hatten.

In Thouars wurden fünf Schulen besetzt und deshalb mussten neue Räume in anderen Gebäuden gefunden werden, damit die Schüler ihren Unterricht fortsetzen konnten.

Une salle de classe au château

Sources : Thouars en Carte Postale

Tracts réalisés par des élèves de Niort en 1941

Sources : Conservatoire de la Résistance

 

D'autres raisons expliquent ce manque de place. D'une part, beaucoup d'élèves des Grandes écoles parisiennes occupées à cette période par les Allemands furent envoyés à Thouars... D'autres part, depuis 1936, l'installation des employés de la SNCF, population jeune, explique en grande partie l'augmentation des effectifs des élèves à Thouars...Ainsi, pour toute cette population en âge de scolarisation, des aménagements furent nécessaires.

"Monsieur le recteur m'écrit le 11 courant septembre 1939, comme suite à ma lettre du 9 courant, vous trouverez si joint une modification au plan d'organisation des centres de préparation aux Grandes écoles.Vous remarquerez qu'à L'EPS de Thouars, le centre de polytechnique à trois classes 150 élèves n'est plus envisagé, mais qu'y fonctionneront quatre classe de préparation aux écoles normales supérieures d'enseignement primaire et d'enseignement technique, soit deux classes de garçons et de filles."
Sources : Archives C.R.R.L.

Ein weiterer Grund für den fehlenden Platz war, dass auch die Schulen in Paris von Deutschen eingenommen worden waren und die Pariser nun auf die ländlichen Schulen verteilt wurden. So kamen auch viele nach Thouars und die dortigen Schulen waren schnell überfüllt. Ausserdem stieg die Zahl der Bahnangestellten durch Ansiedlung und somit auch die Zahl der Kinder und Schüler.


 

"Der Rektor hat mir am 11. des laufenden Monats (September 1939) als Reaktion auf meinen Brief vom 9. geschrieben, dass sie beiliegend eine Abänderung des Organisationsplans für die grossen Schulen finden werden. Sie werden bemerken, dass im E.P.S. ( das entspricht der Sekundarstufe 1) von Thouars das polytechnische Zentrum mit drei Klassen (150 Schüler) nicht mehr geplant wird, sondern vier Klassen, die auf den Besuch von pädagogischen Hochschulen und auf die technische Lehre vorbereiten, das heisst zwei Jungen- und zwei Mädchenklassen."

Sources : Thouars en Carte Postale

En 1939, par exemple, des travaux furent prévus à l'Hôtel Tyndo afin d'accueillir des élèves des écoles normales supérieures. C'est ainsi qu'un immeuble voisin de l'Hôtel Tyndo fut aménagé d'urgence, ce qui permit d'ouvrir 6 nouvelles classes.

En 1940, L'Hôtel Tyndo fut occupé comme la majorité des autres écoles. Seuls l'école Jules Ferry et le château purent (et furent dans l'obligation) d'accueillir l'ensemble des élèves de Thouars...

Nous pouvons facilement comprendre que la cohabitation était alors très pesante...

Monsieur Barricault:"J'ai fait la classe dans l'ancienne caserne du château, puis au château dans des classes séparées par des cloisons de 2m de haut.On entendait tout ce qui se disait d'une classe à l'autre"

Monsieur Lotte:"Il y avait des classes qui pouvaient cohabiter, mais une classe de certificat d'étude, il fallait tout de même pouvoir travailler et c'est là que j'ai eu 47 élèves à préparer au certificat."
Sources : Archives C.R.R.L.

1939 Zum Beispiel wurden im Hotel Tyndo Räume für die Schüler hergerichtet, die aus den "Grandes Ecoles" aus Paris kamen.


1940 Zum Schulanfang waren schliesslich alle Schulen besetzt, auch das Hotel Tyndo, und es existierten nur noch die Schulen Jules Ferry und das "château" (Schloss). Eine gute Organisation war nötig, aber es gab trotzdem noch viele Probleme.

Aus diesen Gründen können wir leicht nachvollziehen, dass die Unterbringung der zahlreichen Schüler grosse Schwierigkeiten hervorrief.

Herr Barricault (Lehrer): "Ich habe meinen Unterricht in einer ehemaligen Kaserne des Schlosses gemacht, dann in Klassen, die durch Trennwände unterteilt waren. Man hörte alles, was in den anderen Klassen gesprochen wurde."

Herr Lotte (junger Lehrer an der Jules Ferry): "Es gab Klassen, die zusammen arbeiten konnten, aber auch die Klasse, die das Examen machte, musste mit anderen zusammen unterrichtet werden. Ich habe 47 Schüler gehabt, die ich auf das Examen vorbereiten musste."

Tracts réalisés par des élèves de Niort en 1941

Sources : Conservatoire de la Résistance

 

Aussi, en plus de l'aménagements des locaux, des aménagements horaires ont été mis en oeuvre. Il fut décidé que certains élèves iraient à l'école le matin et d'autres l'après-midi...

Seulement cette situation ne pouvait être que précaire. Deux bâtiments pour plusieurs centaines d'élèves étaient vraiment trop peu... Dans l'obligation de donner une scolarisation acceptable aux élèves, des locaux furent recherchés par le maire de Thouars. Une demande fut faite auprès de la SNCF, afin de libérer certains de leurs locaux qui après un aménagement de la commune firent office de salles de classe. Pendant cette période oû l'occupant allemand ne semblait pas vouloir quitter les écoles, le maire essaya tant bien que mal de trouver des bâtiments susceptibles de pouvoir accueillir les élèves. Ainsi, des instituteurs furent contraints d'enseigner dans une salle où l'on distribuait des tickets de ravitaillement, ou bien encore dans des cafés tels que le "café de la ville".

En 1944 la recherche pour des locaux déstinés à l'enseignement doubla, et prit une autre allure. On cherchait alors des salle de classe en dehors de la ville, il fallait au maximum disperser les élèves à cause des bombardements... De plus beaucoup de parents décidèrent eux même d'envoyer leurs enfants dans les écoles de villages environnant.


D'après le témoin, Monsieur Aubry, qui était élève pendant l'occupation : Peu de cours portaient sur les Allemands jusqu'en 1940. Aussi lorsque l'occupation commença, les élèves étudièrent la montée d'Hitler au pouvoir, cela était sans jugements seuls les faits étaient notés. Lorsque l'étude de l'accord de Munich fut faite, on présenta Hitler comme un sauveur.


En ce qui concerne l'aspect matériel, l'occupation des allemands n'a pas été sans conséquences. Les bâtiments tels que le château et l'Hôtel Tyndo ont subit de grandes transformations.

Correspondance de l'inspection académique des Deux-Sèvres au recteur de Poitiers du  02/04/1941

Sources : Conservatoire de la Résistance

Un témoin (Monsieur Aubry) qui a visité le collège du château a commente cette lettre. D'après moi il est possible que les élèves ont été obligé de faire le STO (service de travail obligatoire). Tous les élèves ont été déclaré et ont été pris pour trvailler en Allemagne. Mais il est aussi possible que les parents de ces enfants aient été des résistants et voilà pourquoi les militaires sont venus dans les écoles, lycées ou collèges. Monsieur Aubry était un peu incertain et à déclaré que cette lettre pouvait être un cas spécial...

Sie wurde in beiden Schulen so geregelt, dass einige Schüler morgens und die anderen nachmittags Unterricht hatten.

Der Bürgermeister wandte sich an die Bahn und bat sie, weitere Klassenräume zur Verfügung zu stellen, die dann von der Gemeinde eingerichtet wurden. Man unterrichtete in den seltsamsten Gebäuden, beispielsweise in dem Raum der Essensmarkenausgabe oder im "Café de la Ville".


Tracts réalisés par des élèves de Niort en 1941

Sources : Conservatoire de la Résistance

1944 suchte der Bürgermeister verstärkt nach Räumen ausserhalb von Thouars, da die Innenstadt unter häufigen Bombardierungen litt. So entschieden auch die Eltern, ihre Kinder in Schulen der Umgebung zu schicken.

Hitler und die Deutschen Nach den Aussagen eines Zeitzeugen wurde bei ihm im Unterricht nicht über die Deutschen gesprochen, erst nach 1940. Und es gab auch keine Naziparolen in der Schule. Es wurden jedoch alle Ereignisse und Geschehnisse verfolgt, zum Beispiel wie die Nazis und Hitler an die Macht gekommen sind und welche Versprechungen er gemacht hat. Ebenso haben sie im Unterricht über das Münchner Abkommen gesprochen und gelernt, dass Hitler in Deutschland als Retter angesehen wird.

Die Schulen wie das Schloss und Hotel Tyndo waren nach dem Einmarsch der Deutschen stark beschädigt. Bei dem Schloss, das als Waffen- und Munitionslager diente, wurde zum Beispiel das Tor eingerissen, um die grossen Waffen in den Hof zu transportieren.

Der abgebildete Brief wurde von dem Direktor der Akademie Deux- Sèvres an den Rektor der Akademie in Poitiers geschrieben und schildert ein Ereignis an der Schule in Niort. Dort sind ein französischer und ein deutscher Soldat erschienen um zwei Schüler mitzunehmen. Da sich lediglich noch ein Schüler in der Klasse befand, wurde dieser - ohne Einwand der Direktors- mitgenommen. Erklärungen wurden ihm nicht gegeben. Einen Tag später holten die deutschen Soldaten noch sieben weitere Schüler. Tags darauf erschien nur noch ein einziger dieser Schüler in der Schule. Dem Direktor war es verboten die Schüler zu befragen und es war nicht möglich Informationen über die Motive und Absichten dieser Taten der einflussreichen Deutschen zu erlangen

Ein Zeitzeuge, der 1942 das "château" (Schloss) besuchte, äusserte sich zu dem Brief und meinte, dass es möglich sei, dass die Schüler für den STO (service de travail obligatoire) abgeholt wurden. Alle Schüler mussten gemeldet werden und viele wurden eingezogen, um in Deutschland zu arbeiten. Eine zweite Möglichkeit ist, dass die Eltern der Schüler Widerständler waren, und das deutsche Militär deshalb in die Schule gekommen ist. Der Zeitzeuge war sich nicht sicher und erklärte, dass dieser Brief ein Einzelfall sei.